Zoé au pays de Mama San

Mais où diable va-t-on bien pouvoir aller et qui est cette mama san dont je devrais découvrir le pays ? Il s’agirait du pays lointain et mystérieux d’un de mes ancêtres !

Mama San ? Voyons voir…Maman ?

Bon pour le côté ancêtre je veux bien mais pour le côté pays lointain et mystérieux la France c’est pas tout à fait ça.

Et puis finalement je me souviens maman n’est pas née en France…mais au…Japon !!!

C’est bien vers là que nous irons ; le pays de ma vénérable mère !

Nous voilà donc embarqués dans un nouveau périple planétaire !

Le découpage ne sera pas à parts égales, un premier tronçon nous mène jusqu’à Frankfurt puis le second bien plus long jusqu’à la ville nippone de Nagoya au centre du pays.

Un réveil extrêmement matinal de Marseille vers 4h du matin ce qui nous mènera donc assez loin avant de pouvoir dormir à nouveau confortablement…

Beaucoup de monde à Marignane où nous embarquons dans l’avion avec le groupe IAM  !

Une escale un peu longuette en Allemagne où nous croisons l’immense A380 parqué sur un des nombreux terminaux du centre névralgique de la Lufthansa, notre compagnie pour ce voyage.

Le vol direct pour Nagoya se fera en 11 heures, une petite tablette pour s’entretenir nous permettra de passer le temps. Mais c’est une seconde nuit très courte qui se profile.

Finalement le voyage se passe sans encombre après avoir survolé l’intégralité de la Sibérie, nous atterrissons au Japon ! Maman refoule le sol de sa terre natale après tant d’années !

Des Nippons partout en se croirait au Louvre !!

Il fallait bien cependant leur rendre leur monnaie de leur pièce car qui n’a pas croisé au moins une fois dans sa vie un groupe de Japonnais parcourant l’Europe !!

Eh bien cette fois c’est nous !

Après un court transfert en train vers la gare centrale de Nagoya nous sautons in extremis dans le premier train partant pour Tokyo la première étape du voyage.

Et pas n’importe quel train, le célèbre shinkansen le train le plus rapide du monde !

Ici les trains ont à la fois des wagons avec réservation et d’autres sans. On peut ainsi le prendre comme si on prenait un bus. Les « pass » propres aux touristes étrangers permettent également de ne plus se soucier des billets. On ne peut cependant pas prendre n’importe quel shinkansen avec ce pass et c’est bien dommage car ici il y en a un toutes les 10mn ! Vous imaginez un Paris Marseille toutes les 10mn sans réservation que vous prendriez au vol quand ça vous chante ?

Il y a beaucoup de monde mais nous arrivons à trouver des places de manière éparpillée.

Tous les sièges sont tournés dans le même sens et sont assez spacieux plus que dans une 2eme classe du TGV.

Le TGV tiens… entendre au micro les plus plates excuses du contrôleur pour 2mn de retard fera sourire plus d’un Français… D’ailleurs, des Français on n’envoie pas des masses…pour une fois…

Nous arrivons donc aisément à Tokyo, capitale du Japon !

Tokyo c’est tout simplement la plus grande conurbation du monde ! Avec 42 millions d’habitant soit ¾ de l’hexagone !

En revanche ce n’est pas la plus grande ville mais c’est une des plus densément peuplée.

Et là nous plongeons dans le ventre de la bête : le métro !

On ne sait pas ce qui est plus usant…11h de vol ou 5mn un samedi dans la gare de métro de la station Tokyo….

Y en a partout des lignes des croisements et vas y que je monte que descends… à tête reposée ça pourrait le faire mais là…

Nous arrivons quand même à trouver des billets et nos lignes de métro (oui tant qu’à faire un petit changement pour bien savourer le moment).

Le billet, c’est encore un pass qui évite là aussi d’avoir à en acheter un à chaque passage et autant vous dire que le pass on va le sortir 2/3 fois dans la journée (les lignes étant gérées par deux groupes différents il faut montrer patte blanche à l’entrée puis à la sortie de chaque entité. En bons Marseillais, nous serions intéressés de connaître le taux de fraude, ici)..

Nous arrivons à notre hôtel situé sur les bords de la Sumida le fleuve qui traverse Tokyo et se jette dans le Pacifique.

Les chambres n’étant pas encore prêtes, nous partons faire un petit tour (bon 6h, ça reste petit…)

Nous traversons le fleuve en admirant au loin l’immense Tokyo Sky Tree, la nouvelle grande tour qui domine la capitale nippone depuis quelques années.

La balade le long du fleuve est très agréable avec cette architecture à la fois moderne mais aussi un peu vieillotte avec pas mal de buildings. Les fils électriques étant tous suspendus et non enterrés rendent l’aspect des rues un peu chaotiques par endroit.

Et soudain on se dit qu’il nous manque un truc peut être le guide du routard lâchement abandonné par Papa et finalement récupéré…non en fait c’est plutôt : le métro !

Allez zou un petit coup pour se rendre au quartier de Ginza le quartier des boutiques luxueuses.

A la sortie du métro on tombe nez à nez avec un carrefour de rue des plus surprenant car on peut aussi passer d’un côté à l’autre en diagonale !

On se dit que les gens vont se rentrer dedans que ça va coincer et mettre un temps fou…eh bien non c’est d’une fluidité stupéfiante.

Une petite pause repas est alors la bienvenue avec au programme nouilles, riz frit et autres raviolis.

Nous repartons alors visiter les beaux immeubles et leurs enseignes quand une pluie battante s’invite soudainement à la fête.

On se dit qu’en un petit coup de métro (oui l’essayer c’est l’adopter) on pourrait se mettre à l’abri dans un des nombreux observatoires, ces très hautes tours qui parsèment la ville. Celui de la Tori Tower dans le quartier des Roppongi hills est le plus indiqué.

Là au 52ème étage d’un immense building on a une très belle vue à 360° sur Tokyo. Cette vision nocturne d’une ville illuminée rappelle totalement le film Lost in translation. L’impression de cette ville tentaculaire que l’on ne sait trop comment aborder.

La vue est très belle sur la Tokyo tower, une espèce de copie nippone de la tour Effel réalisée dans les années 50.

En descendant petit arrêt au Starbuck (on se croirait à Prague, il y a plein de Japonais) puis nous finissons par un nouvelle petite balade dans le métro tokyoïte avant d’arriver à l’hôtel pour un repos franchement bien mérité.



Zoé et le clou du spectacle

La journée commence sous le soleil mais cela va s’assombrir dans l’après midi n’oublions pas que nous sommes en Suisse en plein mois d’août !

Cette matinée est consacrée à un petit tour dans la vieille ville de Bâle. Notre hôtel est juste à côté du musée d’histoire et ma demande (sans que Papa n’ait rien demandé) nous allons y jeter un coup d’œil.

Le musée est installé dans une vieille église franciscaine. Il est très intéressant mais un peu trop expliqué en allemand, la tablette fournie ne donne que quelques infos ici où là sur certains éléments présentés (pas tous). On y trouve un peu de tout : histoire de la ville, tableaux et sculptures religieuses, objets archéologiques (romains, alamans…), collections de médailles (sur des personnages historiques), reconstitution d’un cabinet de curiosités, tapisseries médiévales sur les animaux fantastiques. On y trouve un très beau triptyque (du maître autel de l’église Santa Maria di Calanca dans les Grisons, il est composé de plusieurs panneaux qui retracent la vie de Marie. Ceux-ci sont expliqués de façon amusante sur un écran avec une animation que je suis avec attention.

Un autre élément qui attire mon attention c’est cette étrange Danse Macabre qui se trouvait autrefois sur un des murs de la ville et  qui est aujourd’hui retracée par des fresques et des figurines. La Danse Macabre rappelle à chaque personne quelque soit sa condition (le roi, le cardinal, l’évêque, le duc, le juriste, le médecin, le boulanger…le pauvre également) sa condition mortelle.

Mais l’élément qui va le plus me fasciner c’est l’histoire du basilic ! Il y a bien longtemps à l’époque médiévale, une jeune servante s’en allait au puits chercher de l’eau. Là elle vit la foule qui se pressait autour de ce puits où elle vit l’un de ses amis le regard blême. En s’approchant plus près, elle entendit un long grognement provenant de l’intérieur du puits. Le basilic ! Le basilic est l’intérieur lui cria son ami.

Le basilic ? dit elle. Oui le basilic c’est créature étrange née d’un œuf de coq et couvé par un dragon !

Ne t’approches pas car sinon tu croiseras son regard et tu finiras pétrifiée !

La servante eu alors l’idée de prendre son seau et de le faire briller jusqu’à ce qu’elle puisse se regarder dedans. Elle le mit sur sa tête et s’approcha du puits. Le basilic sorti soudain en hurlant et lança son regard mortel vers la servante. Mais au lieu de pétrifier sa victime, son regard se refléta sur le seau et fut pris à son propre piège, il disparu aussitôt comme par magie.

Depuis les temps ont bien changé et le basilic est devenu l’emblème de la ville de Bâle il orne notamment toutes les fontaines de la ville,

Notre petite ballade nous mène à la cathédrale de Bâle, le Munster. Tout de grès rose le très bel édifice romano gothique domine le Rhin. A l’intérieur on trouve notamment la tombe du célèbre philosophe bâlois Erasme (le deuxième dieu de la ville bien évidemment derrière Roger Federer dont une de ses raquettes est aussi au musée, en attendant l’un des nombreux scalps que Nadal voudra bien offrir à la ville en reconnaissance de cette rivalité légendaire…).

Après le déjeuner, Papa m’ayant promis une surprise nous emmène en tram dans les faubourg de Bâle, l’angoisse me tenaille serait ce un nouveau musée ?

Et au détour d’une vague zone industrielle à moitié perdue dans les faubourgs de Bâle, nous entrons dans un grand complexe. Une piscine ! On va à la piscine !

Mais le clou du spectacle c’est que ce n’est pas n’importe quelle piscine : L’Aquabasilea !

Un petit complexe aquatique avec des toboggans en tout genre ! Le rêve absolu !

Tout d’abord pour commencer en douceur la petit rivière intérieur ou se succèdent trois petites descentes.

On continue ensuite sur le petit toboggan, petite pente large qui permet de glisser et de finir dans un petit bassin. assis, sur le ventre, assise, les descentes s’enchaînent.

Puis nous enchaînons avec du lourd le toboggan rouge totalement fermé qui sort sur l’extérieur, il faut être sur une bouée. Nous montons à deux, il faut bien se tenir au départ sinon on part direct…pas évident de se mettre en position sur la bouée… le feu est vert c’est parti !

OUUUUU ça descend un peu fort au départ avant de se calmer sur la fin !!

Le suivant se sera l’orange, le plus simple ouvert il se descend facilement.

Puis nous partons sur deux plus pentus le bleu et le noir (assez équivalent) ! Et hop c’est parti : longue descente rapide parfois dans le noir total puis soudain des formes illuminent le tube.

A la fin on ne sait plus où l’on est ! On a l’impression que l’on est dans une pente alors que l’on est dans le bassin d’arrivée !

Puis on poursuit par la petite rivière extérieure similaire mais plus longue que celle intérieure.

Il fait frais dehors mais l’eau est chaude.

Les descentes (et les montées) vont s’enchaîner pendant près de 5h !!

Un coup le rouge, un coup le noir, un coup la rivière intérieure puis l’extérieure !!

Papa n’en peut plus, surtout que sur les grands toboggans il va plus vite et encaisse à chaque fois quelques G de plus que moi. Au final on aura monté plus de marches en quelques jours qu’en deux semaines de tours tchèques ou suisses !!!

Une dernière baignade dans la piscine à vagues et le soir venu nous reprenons le tramway vers le centre ville. Un sandwich et au lit car demain c’est très tôt demain matin que nous rentrons enfin à la maison !!

Mais quel final !!!



Zoé et le Rigi Klum partie 2

C’est notre dernier jour à Lucerne, il est fait super beau !

Comme hier nous partagerons la journée entre ballade et détente aquatique.

Mais cette fois-ci on commence par la ballade. Comme le soleil est éclatant, on décide de remonter au Rigi pour voir à quoi cela ressemble sans nuages.

Cette fois-ci, nous l’aborderons par sa face Sud, via Vitznau. Nous prenons donc le bateau sur le quai face à la gare et au KKL.

Et autant vous dire qu’il n’est pas nécessaire de regarder le ciel pour savoir qu’il fait beau, le nombre de touristes qui embarquent avec nous est 4 ou 5 fois supérieur que lors de notre dernier périple sur le lac.

Beaucoup de Suisses ou Allemands, mais toujours cette palanquée d’asiatiques (en majorité des Chinois). D’ailleurs, Papa c’est fait un malin plaisir d’arborer son beau maillot de l’équipe du Japon de la dernière coupe du monde.

Il était cependant intéressant de faire les deux croisières et les deux montées au Rigi avec deux ambiances totalement différentes.

Après quelques parties de Uno, nous arrivons en vue de Weggis puis Vitznau.

Là, beaucoup de monde s’accumule pour sortir et autant vous dire que les asiatiques sont un peu comme des enfants : tous excités et tentant de passer coûte que coûte ! Nous montons à bord du train à crémaillère et là aussi lorsque subitement la route dévoile une première vue panoramique sur le lac : ce sont de grands WOW de la part de tous les Asiatiques ! C’est dingue de voir ça ! Le Rigi semble être le must de la Suisse en Asie !

Je vais certes jouer au snob du routard (pour qui les panoramas suisses quand tu en as vu un, tu a les a tous vu contrairement aux Picasso ou aux Paul Klee bref…) C’est vraiment très beau (et ceux du routard sont des ânes…) mais de là à se comporter comme un gamin existé et ébloui c’est étrange !

Bref, la vue est effectivement encore une fois saisissante ; c’est toute la Suisse centrale qui s’offre à vous !

D’un côté le Zugersee et le plateau suisse en direction de Zurich, de l’autre les Alpes : l’Oberland bernois (alpes bernoises dont font partie l’Eiger et la Jungfrau) les Alpes uranaises (dont fait partie le Pilatus, le plus haut sommet étant le Dammastock à 3630m) et les Alpes glaronaises (dont fait partie le propre Rigi, le plus haut sommet étant le Todi à 3614m ).

Et bien sur le lac des 4 cantons bordé par le Pilatus au fond qui domine la ville de Lucerne ou par le Burgenstock. Le Titilis (Alpes uranaises) est également en bonne place au centre du paysage.

Nous déjeunons tout en haut puis redescendons à pied vers la station de train suivante. Petite ballade digestive à 1700mètres d’altitude.

Là un petit parc avec des jeux (super toboggan et trampoline) pour attendre le train.

Nous ne reprenons pas le train jusqu’à Vitznau mais nous nous arrêtons en chemin pour prendre le téléphérique jusqu’à Weggis (autre route pour atteindre le Rigi).

Nous enchaînons ensuite avec le bateau mais n’allons pas jusqu’au terminus à Lucerne mais jusqu’à la station du musée des transports pour bien évidemment un tour au Lido ! Le 3eme de la semaine !

Et c’est hop directement au plongeoir pour enchaîner 5 sauts à 2mètres de l’eau ! Puis on retourne à la plateforme pour faire quelques figures artistiques de plongeon (la bombe, la bougie etc.)

Une fin d’après midi rafraîchissante car il fait plutôt chaud.

Nous restons jusqu’à la fermeture du complexe à 20h puis nous reprenons le bus pour la gare car il nous faut prendre le train en direction de notre dernière étape des vacances : Bâle.

Un petit casse croûte pour le train, le trajet ne durant qu’une petite heure nous arrivons en fin de soirée à l’hôtel.



Zoé et le Pilatus Klum

Enfin le soleil revient !

Il reste encore quelques nuages accrochés aux éperons rocheux ce qui nous freine pour monter à nouveau vers un des sommets entourant le lac.

Nous optons pour une fin de matinée et un début d’après midi de totale détente !

Direction le lido de Lucerne que nous avons découvert l’autre jour !

Un pur bonheur pendant près de 5h ce sera baignade dans le lac alternée avec baignade dans les piscines.

L’eau est un peu plus fraîche que l’autre jour à 22°. Nous continuons nos plongeons depuis la plate forme. Mais tous ces entraînements doivent nous mener vers une progression dans la difficulté. Nous nous attaquons au plongeoir ! 3 hauteurs différentes sont proposées, nous nous contenterons de la première à 2mètres de haut environ. Et hop on y va sans peur on se lance !

Et on enchaîne 2 ou 3 sauts en plongeant à la verticale pour ne pas se faire mal.

Un bon déjeuner au bord du lac avec vue sur le Pilatus et le Burgenstock, il ne fait pas trop chaud c’est parfait.

Puis retour à la piscine pour quelques poiriers et autres brasses sous marines.

Le complexe et assez agréable avec des arbres et de le l’herbe, une partie avec les piscines (dont une pataugeoire) et l’autre avec la plage de sable au bord du lac.

Quelle belle journée et ce n’est pas fini, nous filons en bus vers la gare où nous montons à bord du train pour Alpnachstad. C’est de là que part l’incroyable train à crémaillère en direction du Pilatus Klum.

Incroyable car c’est le seul au monde à gravir une pente maximale de 48° ! Il faut environ 40minutes pour atteindre la station du sommet.

Le mont Pilatus (un vague rapport avec Ponce Pilate…) culmine à 2132mètres c’est peut être mon record après las canadas del Teide à Ténérife il y a quelques années (à vérifier…).

Mais il fait plutôt froid là haut du coup je préfère rester à l’intérieur et laisser Papa aller voir les deux panoramas. J’irai quand même avant de partir jeter un coup d’œil à la magnifique vue.

La vue est effectivement somptueuse et autant vous dire qu’il y a peu de monde à cette heure là (juste avant le dernier train pour la descente) après une journée où le mont c’est retrouvé englué dans les nuages. Ceux-ci s’étant dissipés au fil de la journée, il fait presque grand soleil au moment où nous arrivons en haut.

La vue est vraiment à couper le souffle sur une paysage de lac et de montagne !

Celle-ci embrasse la quasi intégralité du Vierwaldstattersse (on ne voit pas le dernier bras de l’Unersee), avec le Mont Rigi juste en face, les falaises du Burgenstocket juste derrière notre Stanserhorn du premier jour sur le côté droit, la ville de Lucerne sur le côté gauche.

La vue côté Sud vers les alpes de l’Oberland bernois n’est pas visible à cause des nuages.

Nous repartons non sans une petite collation, je me couche sur les banquettes du train pour un petit somme réparateur après une journée bien harassante.



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Zoé et le Rigi Klum partie 1

Et rebelote, le temps n’est pas au beau fixe !

Ce matin malgré tout il ne peut pas, nous partons visiter le Gletschgarten (jardins des glaciers).

Tout d’abord on passe devant le Lowendenkmal, un magnifique et immense lion mourant sculpté dans la roche (6 mètres de haut par 10 mètres de large). Le lion protège avec sa patte le Lys de France, il est ainsi dédié ainsi à la mémoire des gardes suisses, alors au service de Louis XVI, tués lors de la prise des Tuileries le 10 août 1792 (d’autres furent guillotinés).

Puis nous poursuivons avec le jardin des glaciers. Ce musée présente tout d’abord en extérieur des « marmites glacières » creusés par l’eau des glaciers à l’époque où Lucerne était sous les glaces. L’eau sous la pression du poids du glacier s’écoule à très grand vitesse créant ainsi dans la roche toute proche ces cavités.

Puis à l’intérieur, le musée présenté différents éléments sur les glaciers, l’eau ou le réchauffement climatique. C’est assez éclectique car on passe ensuite de la présentation d’une maison suisse à une présentation de la construction de la ligne ferroviaire du Saint Gotthard. Au milieu de tout ça quelques belles maquettes de zones des Alpes, du Mattherhorn (le Cervin), de Lucerne au XVème siècle ou de la bataille de la Muota avec les troupes napoléoniennes.

Et enfin le clou du spectacle c’est le petit palais des glaces comme celui de Petrin à Prague. Le décor est planté dès l’entrée ce sera l’Alhambra de Grenade !

Plus long et plus déroutant que celui de Prague, l’ambiance hispano-mauresque ne gâche rien.

Nous le parcourons deux fois dans les deux sens.

Après ce charmant petit musée, un petit tour par le Panorama Bourkaki. Immense fresque recouvrant à 360° la totalité d’une rotonde. Mais que peut on bien représenter ainsi ? Eh bien la débâcle de l’armée française de l’Est menée par le Général Bourbaki, battue par les troupes prussiennes Belfort en 1871. De nombreux soldats français furent blessés ou tués pendant que les survivants furent arrêtés et retenus prisonniers par les troupes suisses (toujours dans les bons coups avec les allemands…). Ce qui a marqué le pays, c’est l’aide qu’apporta la population suisse aux soldats français en déroute. Cette époque marque notamment la création de la Croix Rouge et de la convention de Genève sur le droit en période de guerre…

Puis un déjeuner au Manora (nos galeries Lafayette locales), le self service c’est le TOP !

C’est à ce moment là que la pluie s’abat soudain nous freinant dans nos intentions sur le programme de l’après midi.

On improvise et prend le train pour Zug … allez Zug !

Petite ville au bord du Zugersee au Nord du lac des 4 cantons, c’est, paraît-il, une des plus riches de Suisse c’est dire ! Un joli petit centre historique avec une agréable promenade au bord du lac. Le temps est plus clément ici dans la mesure où les nuages sont stoppés par les montagnes bordant le lac de Lucerne.

Une petite glace pour goûter bien moins cher que la veille à Brunnen comme quoi…

Puis on reprend le train pour Gaudau afin de gravir le Rigi qui se trouve juste en face de Zoug.

Les nuages semblent laisser un répit à la montagne nous tentons l’aventure même s’il est un peu tard.

Une fois à Gaudau nous allons vers la station du train à crémaillère qui permet l’ascension par le Nord du Rigi. Quasiment pas un chat…Le train démarre et en un peu plus d’une demi heure nous arrivons au Rigi Klum (le sommet du Rigi) !

Là on est presque seuls au monde et pour cause il fait froid il pleuviote par intermittence et les nuages couvrent la quasi totalité de la vue ;

L’ambiance est quasi mystique quand ici où là le soleil perce entre deux nuages éclairant une zone du lac et des montagnes le bordant.

La reine des montagne (tel est le surnom du Rigi) ne s’offre pas si facilement…aurons nous une seconde chance…wait and see…

Nous croisons des troupeaux de vaches qui broutent tranquillement au sommet, quelques tentatives pour leur donner à manger mais apeurées, elles s’éloignent.

L’expérience valait le coup non pas pour la vue mais cette ambiance presque irréelle de solitude au sommet d’une montagne sous un ciel orageux entouré d’obscurs monts alpins avec à leurs pieds cette immense étendue d’eau du Vierwaldsttatersee.

Nous descendons par le dernier train sur l’autre versant vers Vitznau. Le soleil commence à percer de plus en plus et embrase en ce début de soirée la paroi rocheuse du massif.

Arrivés à Vitznau il fait presque nuit un bus nous emmène vers une gare d’où un train nous conduira vers Lucerne.

Quelle aventure !


Zoé et le Vierwaldstattersee

Aujourd’hui la pluie est de retour et en Suisse, quand il pleut, on tourne vite en rond, vu que beaucoup de choses sont basées sur des activités extérieures et que la visite du grand musée de Lucerne sur l’art contemporain n’a ni l’approbation de Papa ni la mienne. Mais rassurons nous les bobos snobs du routard ne nous en voudrons pas et ce malgré leur 3 étoiles distinguant les dessins du gamin de Paul Klee…enfin le gamin…j’imagine ?

Du coup, entre deux averses, nous nous baladons dans Lucerne : on commence par les remparts tout proches de l’appartement. Grimpette de rigueur sur deux des tours. Puis nous redescendons vers le centre ville où nous croisons Spreuerbrucke (pont des moulins) un pont en bois couvert du XVème siècle décoré de plusieurs tableaux en bois sur le thème de la Danse macabre !

Nous continuons à longer la Reuss qui se jette dans le lac.

Les bulbes des clochers de la Jesuienkirche (Lucerne dans l’univers impitoyable entre réforme et contre réforme avait choisi le parti des Catholiques) apparaissent. Puis c’est le célèbre Kapellbrucke (pont de la chapelle) qui, tout comme le Spreuerbrucke, est en bois et couvert. Accolé au pont le Wassertum, immense tour de 34mètres qui servait guet et de prison. Nous tenons là les deux symboles de la ville de Lucerne connu à travers le monde.

Connu oui mais pas de tous…Il est ainsi invraisemblable de ne croiser quasiment aucun Français ici ou ailleurs en Suisse d’où cette méconnaissance de ce pays et de villes comme Lucerne de l’autre côté du Jura (à part Genève n’importe quel Français est incapable de vous citer une ville suisse…). Ceci dit tant pis pour eux mais Espagnols et Italiens ne sont pas non plus légion. Les Allemands (difficile à distinguer des Suisses par la langue), les Japonais, les orientaux en tout genre (j’ai rarement vu autant d’orientaux en tant que touristes) et bien sur des cohortes de Chinois (pourquoi Lucerne ? Le gamin de Klee peut être ?) forment la fine fleur du tourisme lucernois.

La pause déjeuner est la bienvenue pendant une averse, ce sera aux galeries Lafayette locale à la cafétéria du self service au dernier étage.

On peut faire soi même sa glace italienne !

Nous repartons en vadrouille non sans avoir jeté un long coup d’œil au rayon des jouets.

Le temps est toujours aussi maussade, il est donc inutile de monter sur un des autres promontoires bordant le lac. Nous embarquons alors dans un des bateaux faisant la traversée du lac des 4 cantons.

Nous irons jusqu’à Brunnen, porte d’entrée de l’Unersee.

Le bateau se faufile entre les les différentes sections du lac. On passe tout d’abord devant les falaises du Burgenstock et son complexe ultra luxueux, puis nous arrivons sur Weggis et Vitznau portes d’entrée du Rigi. Suivent Beckenried sur la rive méridionale puis Gersau sur la rive septentrionale. La croisière, malgré le temps, est agréable. Les rives du lac sont bordée de forêts et de pics vertigineux et de petits villages avec leurs chalets.

Nous arrivons à Brunnen où les rives du lac se rétrécissent vers l’Unersee. Cette ancienne station balnéaire était autrefois très réputée : Goethe, Wagner, la reine Victoria furent des hôtes de marque. La brume sur le lac et l’orage qui gronde au loin donne une atmosphère assez mystérieuse, d’autant plus qu’il y a peu de touristes.

Pendant que nous dégustions une bonne glace, la pluie s’abat soudain. Nous décidons de repartir en train plutôt qu’en bateau. Nous arrivons à la gare pile au bon moment, un train pour Lucerne va partir.

Le train longe les rives des petits lacs du Lauersee et Zugersse via les villes de Schwyz et Gaudau pour retrouver ensuite les rives du lac des 4 cantons avant d’arriver à Lucerne.

Un petit tour au supermarché et nous rentrons dîner à l’appartement après une belle journée de vadrouille sur le Vierwaldstattersee.


Zoé et le Stanserhorn

Réveil avec une magnifique vue sur les remparts (les plus longues murailles de Suisse!) et sur le mont Pilatus, immense éperon rocheux qui se détache dans le ciel de Lucerne.

Il fait très beau et nous partons faire un petit tour au bord du lac des quatre cantons ou lac de Lucerne (4 cantons car à cheval sur 4 cantons suisses à savoir : Lucerne, Uri, Schwytz et Unterwald). Schwytz étant le canton qui a donné son nom et son drapeau au pays. Les guerriers schwyzer lors des nombreuses batailles face à l’empire Habsbourg (celui là même dont on parlait à Prague) ayant fait preuve de bravoure et ténacité ont ainsi laissé une trace plus qu’indélébile sur l’histoire du pays.

Le lac de Lucerne est un lac découpé en plusieurs bras qui portent d’autres noms comme le Urnersee ou Alpnachersee mais le principal restant au centre le Wierwaldstattersee (lac des 4 cantons)

On aperçoit les grands promontoires rocheux qui dominent le lac comme le Rigi, le Burgenstock ou encore le Pilatus.

La vieille ville s’étend de part et d’autre de la Reuss qui se jette dans le lac. Au delà, sur le rivage, on trouve les grands hôtels de luxe de Lucerne.

C’est dimanche il y a pas mal de monde qui profite également du rivage du lac.

Les cygnes et canards sont nombreux à venir tenter leur chance pour un peu de nourriture.

Un petit tour à Hofkirche St Leodegar puis nous déjeunons juste à côté.

Nous partons ensuite en train vers la ville de Stans afin d’y gravir le Stanserhorn, un autre promontoire bordant le lac au niveau du Alpnachersee : 4h30 d’une longue et fastidieuse montée pour découvrir le fabuleux panorama !

Ca, c’est la version officielle (aucun témoin ne pourra affirmer le contraire…)

Mais bon la version officieuse c’est qu’à la sortie du train, on prend un petit train à crémaillère avec des cabines en bois qui semble monter une pente assez raide. Mais cela n’est rien en comparaison avec celle montée par le téléphérique qui suit !

Une téléphérique nouvelle génération où l’on peut monter sur une terrasse et profiter de la montée (ou de la descente) à l’air libre !

C’est assez étonnant et les sensations sont garanties !

La Suisse le pays du chocolat ? Des banques ? Que nenni! Le pays des remontées mécaniques et autres petits trains sur terrain à forte pente  !!

Et comme toujours une petite station tout confort au sommet d’où l’on jouit d’une vue à couper le souffle…

D’un côté, la vue embrasse le lac des 4 cantons depuis le mont Pilatus qui se trouve de l’autre côté de l’Alpnachersse jusqu’au massif du mont Rigi, porte d’entrée de l’Unersee. De l’autre côté, c’est la haute montagne qui commence : le mont Titlis à plus de 3200mètres domine au centre et sur le côté on devine les célèbres Eiger, Monch et Jungfrau (déjà connus de Papa et Maman) qui, eux, frôlent ou dépassent les 4000mètres !

Un petit goûter d’altitude pour attendre le téléphérique dont il faut réserver la descente car il y a plus de monde qu’à la montée.

Un petit tour à Stans pour faire le tour de l’église locale et faire un peu de balançoire.

Le train nous ramène à Lucerne où nous prenons un bus qui longe les rives du lac et qui, au delà des grands hôtels de luxe, nous dépose devant le musée des transports suisses (musée célèbre dans toute la Suisse). Mais, trêve de musée, c’est pour autre chose que l’on s’est rendu ici : le Lido de Lucerne. Un petit complexe au bord du lac où une plage de sable a été aménagée et où l’on peut bien sûr se baigner !

Ni une ni deux nous voilà dans l’eau ! L’eau d’un lac de montagne suisse  si loin de l’eau salée de Méditerranée ! L’eau est glaciale…non 24° !

Quelques brasses et nous voilà sur la plateforme pour réaliser quelques bombes, bougies et autres sauts en tout genre.

Après cette bonne baignade, je pars me sécher sur les quelques jeux installés à l’arrière de la plage.

Cette pause bien agréable terminée nous repartons sur le centre ville et regagnons nos pénates pour dîner sur la terrasse et sa magnifique vue sur le Pilatus qui s’endort.


Zoé et les tribulations d’une française en Suisse

Le train a eu du retard et c’est vers 1h du matin que nous sommes partis de Vienne (après déjà 4h de train depuis Prague). Tout c’est bien passé et après une bonne nuit dans la couchette supérieure, au réveil apparaissent les dernières vallées alpines autrichiennes avant la Suisse. C’est calme loin de l’agitation de Prague ! Nous rentrons en Suisse en passant tout proche de la frontière avec le Liechtenstein dans le nord du canton des Grisons puis le premier lac apparaît: le Wallensee bordé de belles montagnes, c’est très beau !

Nous arrivons enfin à la gare de Zurich, et là des palanquées de jeunes qui, semble-t- il, sont venus faire une fête géante !

Des milliers et des milliers de jeunes et moins jeunes qui convergent de la gare vers les bords du lac. Plus ou moins délurés suivant les cas, mais on aura beau me dire que ça vaut autant que de visiter un musée mais quand à 14h tu en as déjà un qui finit par vomir dans un parc à côté de jeux pour enfants on est loin de la quintessence de la nature humaine….

bref ça c’est dit…

Le côté rocambolesque est ailleurs car en effet qu’est ce que le comble lorsque l’on est en Suisse ? Être à Zurich l’une des plus grandes places bancaires du monde et passer 30mn à chercher une banque pour retirer de l’argent ! C’est drôle ? Au bout de 30mn un peu moins…

La ville est plutôt belle, moins exubérante que Prague mais le centre ville, traversé par la rivière Limmat, est enjambé par plusieurs petits ponts et les quais sont bordés de beaux bâtiments et d’églises aux clochers divers et variés. Les deux tours du Grossmunster dominent l’embouchure de la Limmat sur le lac.

Cela va sans dire nous grimpons tout en haut d’une des tours pour voir le sublime panorama sur Zurich. L’église n’est pas très intéressante même dans un style épuré. Il n’y a pas de belles pierres que des murs blancs, rigueur protestante oblige…

Nous repartons vers la gare non sans avoir passé une bonne demi-heure dans un parc à faire de la balançoire.

La destination finale de notre périple c’est Lucerne. A une grosse demie heure de Zurich. Très belle petite ville plantée au bord du lac des Quatre Cantons (lac de Lucerne) avec les Alpes en toile de fond, Deux grands monts dominent la ville : côté Est c’est le Rigi côté Ouest le Pilatus.

Il y a là aussi beaucoup de Chinois et de Japonais mais moins de monde qu’à Prague et moins d’hurluberlus qu’à Zurich.

Reste à aller à l’appartement le souci c’est que l’adresse n’a pas vraiment été renseignée…Sans internet avec peu de batterie et avec pour seule information la mémoire visuelle des photos vues sur le site web cela s’annonce compliqué…

Nous prenons un bus qui nous amène dans la zone : la vue de l’appartement donne sur les remparts de la ville c’est l’élément essentiel. On descend du bus car on le sent nous éloigner du but (en fait il s’avérera que non mais bon…) du coup on est encore un peu loin et il nous faut crapahuter avec les valises sur la route en pente…Mais une fois arrivé devant les remparts, c’est bien beau mais quelle maison choisit on ?

Là nous arrêtons un vieux bonhomme qui promène son chien et nous lui demandons s’il connaît le nom donné à l’appartement par l’agence de location. Par chance le papy parle l’anglais et a internet sur son portable. Il consulte le site et on tombe sur les photos de la maison (enfin Papa avec sa connaissance de l’allemand lui dit où cliquer…) et là en fonction de la position des remparts sur l’une d’elle il nous dit que cela doit être un peu plus vers là bas et effectivement avec une autre photo de la façade on reconnaît immédiatement la maison OUF !!!

Les propriétaires sont là et nous disent même que le vieux papy a qui on a demandé notre chemin est un célèbre politicien local (il a longtemps siégé au conseil fédéral suisse) eh ben mon cher !!!

Le sympathique propriétaire s’appelle Peter (juste pour Maman : il a des faux airs de Pierre la voix caverneuse en moins…) il parle le français sa femme et sa fille pas vraiment.

Et après avoir visité l’appartement, je me retrouve à jouer avec Lina (un truc dans le genre…) 9 ans  dans leur jardin puis dans le terrain de jeux qui nous sépare des remparts. Je laisse même Papa aller faire quelques courses tout seul en ville.

A son retour je suis installée à leur table prête à dîner (madame sans gêne!), nous dînons donc avec eux. Ils nous expliquent qu’eux aussi sont des fans de train de nuit mais vers l’Italie.

Le long voyage depuis Prague jusqu’à Lucerne fut semé d’embûches mais toutes furent déjouées !

 


Zoé et le dernier tour sur une dernière tour à Prague

C’est notre dernier jour en République Tchèque et le temps est maussade.

Nous quittons l’appartement et laissons les bagages à la consigne de la gare.

Maman doit partir plus tôt en avion pour Paris et avec Papa nous continuerons notre périple en train.

Nous commençons la journée par nous promener dans les jardins du palais Wallenstein. Ces magnifiques jardins à la française se trouvent dans Mala Strana au pied du château.

Suite à la victoire catholique lors de la bataille de la montagne blanche, de nobles familles catholiques firent édifier de somptueux palais aux abords du château. Albretch von Wallestein, après une ascension sociale éclair suite aux rachats de terres protestantes confisquées, devint un brillant chef d’armée. Wallestein se fit construite cette somptueuse demeure, l’une des plus luxueuses de l’époque. Mais tout comme Fouquet en France, il voulut aller trop loin trop vite et finit par agacer l’empereur Ferdinand II qui le fit assassiner…

Puis nous visitons l’église Saint Nicolas à Mala Strana dont nous avions escaladé la tour il y a quelques jours. Magnifique intérieur baroque sans atteindre l’exubérance d’une église jésuite italienne (les gesu de Naples, Palerme etc.) mais tout en ayant un raffinement certain.

Nous ne pouvons admirer la magnifique fresque du plafond qui est en restauration. Deux magnifiques statues géantes représentant les docteurs de l’Église ornent les quatre coins du transept, l’autel est dominé par une statue dorée de Saint Nicolas et enfin la chaire comme une roche de marbre est comme emporteé par des putti vers une nuée céleste. Les maîtres du baroque se nomment ici Skreta (peinture), Platzer,(sculpture) ou Dientzenhofer (le maître architecte viennois).

C’est dans cette église qu’en 1791 un requiem fut joué devant une foule immense en l’honneur de Wolfang Amadeus Mozart contrastant terriblement avec l’indifférence de Vienne.

Nous allons déjeuner dans une taverne de l’île Kampa, gnocchis, roulés de bœuf en sauce et autre fromage pané…

Puis pour la 3ème et dernière fois nous foulons les vieilles pierres du pont Charles avec toujours autant de monde…qui ne sait pas que seules 2 statues sont d’origine et toutes les autres sont des copies (si vous avez bien suivi la visite de Vysehrad…).

Nous allons sur la Staro… visiter notre dernière église : Notre Dame de Tyn mais celle-ci est fermée pour la pause déjeuner…

Du coup nous raccompagnons Maman à la gare récupérer son bagage puis nous reprenons le métro Maman vers l’aéroport et nous à nouveau vers Staromestske namesti

Notre Dame de Tyn a rouvert (3 gardes, pas de photos, on ne plaisante pas ici sans doute des réminiscences de l’époque hussite dont cette église était un des fers de lance…).

On poursuit vers la Namesti Republicky en passant devant le très bel édifice art nouveau de la maison municipale puis nous tombons sur notre dernière tour ; la Tour poudrière. Moins de marches que pour Saint Guy ou Petrin mais une autre belle vue.

Nous filons prendre une dernière photo avec la vue de la Vtlava surmontée par le château et la cathédrale Saint Guy depuis le quai qui orne tous les guides sur Prague.

Notre dernière visite sera pour le musépola capitale de l’empire à Vienne via Brno et la plaine d’Austerlitz delà nous prendrons le train de nuit qui nous mènera à travers toute l’Autriche et toute la Suisse jusqu’à Zurich via Salzbourg, Innsbruck et jusqu’aux confins du Tyrol (le Vorarldberg…).


Zoé et la Santa Casa

Dernière journée complète à Prague, il fait beau et chaud.

La matinée est passée tranquillement, à se reposer car les jours précédents ont été riches et fatiguant.

Nous partons donc en début d’après midi pour déjeuner dans un parc à Mala Strana,

Puis nous nous rendons aux confins de Hradcany pour visiter Notre Dame de Lorette. Le quartier est paisible avec peu de touristes on se croirait un peu dans un hameau de campagne en Bohême.

Nous arrivons pile à l’heure pour entendre le carillon du clocher sonner.

Histoire peu commune que celle de cette église, de ces églises devrais je dire.

A l’époque des croisades la légende raconte que des anges, pour devancer l’arrivée des infidèles, transportèrent la maison de la Vierge depuis Jérusalem jusqu’en Dalmatie puis en Italie à Loreto.

Les saintes reliques devinrent rapidement un objet de culte et il fut décider de reproduire ce sanctuaire dans plusieurs endroits d’Europe dont quelques uns en Bohême. Le plus célèbre étant celui de Prague construit au XVIIème siècle par la très pieuse Katarina épouse d’un comte Lobkowicz.

L’ensemble est composé d’un cloître décoré de fresques donnant sur de petites chapelles baroques.

Au centre se trouve la Santa Casa recouverte de bas reliefs en stuc représentant l’épopée de l’arrivée de la maison de Marie jusqu’en Europe, l’intérieur est sobre en brique comme l’humble demeure la Sainte Famille à Nazareth.

Le cloître se referme sur l’église de la Nativité dont l’intérieur baroque est somptueusement décoré. A noter les corps momifiés de Saint Félix et Sainte Marcia vêtus et dont le visage est recouvert d’un masque de cire.

Nous poursuivons notre petite ballade vers le château où il nous reste un mets de choix : la tour de Saint Vitus ! 287 marches et une autre vue à couper le souffle sur la ville de Prague !

C’est peut-être avec Petrin l’une des plus belles. On domine tout le château : la basilique Saint Georges toute de rouge vêtue avec ses deux tours blanches, l’ancien palais royal, le nouveau palais résidence du président tchèque. On est d’ailleurs au même niveau que la flèche couronnant la croisée du transept.

Nous redescendons jeter un coup d’œil à la ruelle d’Or, bondée de monde (c’est gratuit le soir…).

Puis nous achevons notre parcours du château par les très agréables jardins méridionaux tout en faisant bien attention d’éviter la chute d’un gouverneur royal depuis les fenêtres toujours possible…

Puis nous déambulant en redescendant du château par le grand escalier qui mène à Mala Strana.

Une petite glace pour goûter puis nous continuons notre ballade en descendant sous le pont Charles sur l’île de Kampa. Agréable petit quartier accolé à Mala Strana entre ruelles et jardins au bord de la Vltava, là je m’amuse à grimper sur le dos de gros bébés…un bronze d’art contemporain !

Après un petit tour autour de la Staromestske namesti, toujours bondée, nous allons dîner au deux chats ! Ici les tavernes ont toutes un nom comme à l’époque médiéval : aux trois étoiles, aux deux autruches, aux deux cœurs, au vautour, au tigre d’or etc.


Zoé et le Pražský Hrad

Encore une très belle journée qui commence et pour cause le château de Prague est annoncé !

Ah le château de Prague, l’absolutisme du tourisme de masse ! Nous sommes partis tôt mais pas assez, les portes ouvrent à 6h du matin mais les différentes visites à 9h seulement. Une arrivé vers 9h30 aurait donc pu être comme dans beaucoup de site touristes en Europe assez tranquille.

Mais ici comment dire, Dineysland passe pour un musée de province au mois de décembre…

Tout d’abord, comme le château est le siège de la présidence de la République Tchèque : fouille en règle de chaque visiteur à l’entrée…magnifique cohue au départ…

On arrive cependant à obtenir les tickets rapidement on ne sait pas trop ni pourquoi ni comment.

Le site est assez grand, plusieurs cours permettent de diluer la foule. Mais la cour principale (la 3eme), où l’on débouche sur l’impressionnante façade de la cathédrale SaintVitus, est tout de même fournie en population avide de connaissance, de savoir ou de beauté artistique !

Nous passons le long de la cathédrale et une queue monumentale nous fait dire que nous repasserons peut être même demain matin très tôt. Bon en fait il s’avère que le touriste est stupide que pour lui c’est la chose à voir et il s’y précipite…sachant que pour beaucoup d’entre deux, ils n’iront pas plus loin que le début de la nef. Oui le touriste est aussi très pingre dans sa soif de connaissance d’histoire, d’art etc. (pour la bière c’est moins vrai…)

Les gars font 1000 bornes pour venir jusqu’ici, viennent se jeter dans une cohue estivale étouffante font la queue pendant 30 minutes pour rester 3 secondes et se faire un selfie à la noix dans une nef mal éclairée où au final on ne verra que leur tronche, chose qu’ils auraient pu faire depuis chez eux pour encore moins cher (pas si pingre finalement) !

Au final, dans la plupart des zones à visiter avec ticket il y a en proportion bien moins de monde qu’il n’y en a dehors, et c’est TANT MIEUX ! Papa adorrrrrrrrrrre les gens, comme vous l’aurez remarqué !

Bref, nous commençons par la galerie de peintures du château, là nous sommes seuls !

Mais quand je dis seuls c’est SEULS, le décalage est prodigieusement navrant…mais là encore tant mieux !

Une petite galerie de peinture où se croisent des Véronèse, Tizien, Tintoret, Cranah l’ancier ou Hans Holbein le jeune…

Elle faisait partie des œuvres amassées par Rodolf II, l’empereur Hasbourg qui, amateur d’art, avait à la fin de sa vie l’une des plus riches collections de l’époque. La quasi totalité fut dispersée à sa mort.

Puis nous retournons dans la cour principale visiter la basilique Saint Georges. Là, record du monde d’entrée dans une église romane ! Je n’ai jamais vu ça ! Pourquoi la basilique, assez austère avec peu d’explication, sans aucune exubérance et fioriture ? En fait la galerie fait partie du circuit C, payant et la basilique du circuit A le moins cher …

L’extérieur est assez étonnant, une façade baroque de couleur rouge ocre sur la laquelle trône Saint Georges terrassant le dragon, flanquée de deux tours de style roman en pierre blanche.

L’intérieur est sombre et donc assez austère, on perçoit ici où là quelques fresques d’origine.

C’est ici dans une chapelle non accessible que se trouve la tombe de Sainte Ludmila. Avec son mari Borivoj elle fut, selon la légende, une des premières baptisées. Borijov et son fils Vratislav étant morts, elle s’occupa de ses petits enfants Venceslas et Bodeslav. Mais un conflit avec la mère des futurs chefs lui coûta la vie, elle fut assassinée par celle-ci et entra dans la légende puisque ces successeurs allaient fonder la dynastie de Premyslides et son martyr ferait d’elle l’une des saintes patronnes de Bohême.

Nous poursuivons avec la visite du musée de l’histoire du château de Prague. Assez dense avec beaucoup d’objets hétéroclites, il permet de voir les évolutions non seulement du château mais de l’histoire de la Bohême. Des Premyslides au Luxembourg puis des Jagellon aux Habsbourg, l’histoire de la Bohême puis de la république tchèque se façonne au travers des âges. Il est étonnant cependant de voir le peu d’allusion au côté allemand de ce territoire aussi bien par la langue, par ses dirigeants ou bien par sa religion. Le nationalisme tchèque a été et est encore assez fort et cette partie est a donc été totalement occultée.

Pour les amateurs de Tintin sachez que le spectre d’Ottokar est bien là…

Puis c’est la pose déjeuner ! Juste en dehors du château nous déjeunons dans un restaurant où 4/5 plats vous sont présentés dans la cuisine et vous choisissez celui qui vous convient. Même si la cuisine tchèque n’est pas la plus raffinée du monde, c’était très bon. Dessert unique, des abricot cuits avec du fromage blanc, du coulis de fruits rouges et des noisettes grillées, un vrai régal.

Puis retour au château, finalement l’attente pour accéder à la cathédrale s’est réduite comme peau de chagrin nous nous y précipitons donc…

Majestueux vaisseau de pierre construit en partie au XIV ème (chœur) et terminé seulement au XIX ème (nef), l’ouvrage resté inachevé ressemblait à la cathédrale de Beauvais. Les guerres hussites puis la guerre de 30 ans et enfin l’éloignement du centre du pouvoir vers Vienne ont empêché son achèvement.

La partie la plus intéressante se trouve dans le chœur et dans les chapelles rayonnantes.

On y voit les tombes de rois Premyslides (oui ils sont un peu partout ceux là) dont le grand roi Otokar, mais aussi au centre du chœur le tombeau de Ferdinand Ier (le frère cadet du grand Charles Quint) empereur du Saint Empire de la dynastie des Habsbourg qui reprit le trône à la dynastie polonaise des Jagellon jusqu’à la création de Tchécoslovaquie en 1918.

On trouve également le tombeau de Saint Jean Népomucène (autre Saint Patron de Bohême), exubérant, tout en argent et surmonté d’un baldaquin qui entrave quasiment tout une partie du déambulatoire.

La visite se termine par le chapelle de Saint Venceslas, pas vraiment accessible) à la somptueuse décoration où l’empereur Charles IV (le pont…) voulu honorer la mémoire de ce lointain saint roi quasi légendaire de Bohême.

Nous poursuivons en visitant la partie de l’ancien château. La magnifique salle Venceslas où les grands du royaume venaient honorer le nouveau roi de Bohême. Plus loin la salle où la diète de Bohême se réunissait avec le roi. Et dans une aile du château se trouve la fameuse fenêtre où eut lieu la défenestration de Prague en 1618 (en fait la 3eme spécialité protestante) suite à la remise en cause d’un édit de Rodolf II par Ferdinand II (cousin de Rodolf) qui conduisit les Protestants à s’en prendre au gouverneur de la ville et le jeter avec d’autres par la fenêtre… Cela conduirait à la reprise en main du pouvoir par les Habsbourg et la victoire de leur troupes à la bataille de la montagne blanche en 1620. Mais surtout c’est la cause qui engendra la guerre de 30 ans aux lourdes conséquences pour la géopolitique européenne (augmentation du pouvoir politique de royaumes protestants comme les Pays-Bas, la Suède…perte de vitesse du Saint Empire et des Habsbourg et de pays comme l’Espagne à l’inverse montée en puissance de la dynastie des Bourbons en France) Je ne retiens pas, ni ne comprends toutes les explications que me donne papa, mais j’aime bien qu’il me les raconte des histoires. Ça rend les visites plus agréables !

Pour aujourd’hui le château s’est terminé, nous ne repartons pas sans faire un petit tour au palais Sternberg…le Goya était bien là avec el Gréco, Rubens, Rembrandt et un très beau portrait d’Éléonore de Tolède. Petit tour qui nous met à l’abri d’un orage soudain et d’une pluie diluvienne comme le coin en connaît.

Puis en repartant vers la vieille ville, les parents m’offrent un sachet de bonbons dans une caverne d’Ali baba, débordante de confiseries. (Enfin ! Il m’aura fallu quand même 5 jours de demandes répétées pour qu’ils craquent ! Nous montons (en ascenseur : le luxe!) à la tour de l’hôtel de ville avec une vue à 360 degrés sur Prague (encore une…) et un très beau soleil couchant sur le château vidé de ses précieux touristes..

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