Zoé et les derniers moments au pays du soleil levant

Voilà c’est notre dernier jour au Japon, snif ! Une matinée tranquille dans notre belle demeure.

Je pars avec Maman faire quelques emplettes dans le centre commercial proche de la gare de Kyoto.

En début d’après midi, nous partons pour notre dernière visite vers le Niji-do (château de Nijo). C’est là que s’est déroulé une grande part de l’histoire du Japon.

Il a été construit sous les ordres du déjà bien connu Tokugawa Ieyasu en 1601. Après sa victoire en 1600 à Sekigahara qui mettait fin à une longue période de guerre civile, Tokugawa Ieyasu fut nommé Seii-Toshongun (abrégé en shogun) par l’empereur. C’est dans ce château que Tokukawa Ieyasu réunit tous les seigneurs féodaux pour leur signifier la décision qui ouvrait une ère de paix et de prospérité de 260 ans, connue sous le nom de l’ère Edo.

Et c’est également ici qu’en 1867 le 15 ème shogun de l’ère Edo, Tokugawa Yoshinobu, réunit dans la salle de l’Ohirama du palais Ninomaru ses vassaux pour leur signifier la fin du shogunat ; Tokugawa restituant le pouvoir à l’empereur. Ainsi, pouvait débuter l’ère Meiji qui allait voir le pays se moderniser.

La visite commence la porte Kara mon qui donne accès au palais Ninomaru.

Ce palais se compose de plusieurs pièces reliées par des corridors.

Le Tozomurai où patientaient les visiteurs : la Tora no ma (salle des tigres) en raison des peintures sur les fusuma, celles-ci permettaient d’impressionner les visiteurs et d’asseoir l’autorité des Tokugawa.

Puis vient Shikadai (salle de réception), les murs sont couverts de fusuma où sont représentés les pins, symboles de prospérité éternelle.

On passe ensuite devant l’Ohiroma (grand hall), impressionnante chambre en deux parties où le shogun tenait audience. Le shogun se tenait dans la chambre du fond, légèrement surélevé par rapport à ses visiteurs, assis face au Sud telle que le voulait la tradition impériale . Derrière la fusuma représente un pin qui semble, avec la perceptive, protéger le shogun.

Suivent ensuite Kuro-shoin (petit hall) où le shogun recevait de manière plus décontractée ses alliés.

Les fusuma de la chambre représentent des sakura en fleur ou des pins aux branches saupoudrés de neige représentant le début du printemps.

La dernière partie le Shiro shoin (salle de séjour du shogun) dont l’atmosphère des fusuma en encre noire sur fond blanc traduisent le calme et la quiétude avec la représentation d’une vue d’un lac chinois célèbre.

Nous traversons ensuite les jardins du Ninomaru puis celui du Honmaru où la famille impériale pouvait résider notamment lors de la visite de l’empereur Go Mizuno en 1620 qui épousa l’une des filles du 2eme shogun Tokugawa Hidetada.

Après cette belle visite, nous partons déambuler une dernière fois dans les rues japonaises à la nuit

tombante, se noyer dans l’effervescence des grandes artères commerciales et des néons.

Voilà notre aventure au pays du soleil levant s’achève, un pays à la fois si proche et si lointain du notre. Un pays où la modernité alliée à une tradition extrêmement vivace en fond sans doute une terre à part sur la planète.

Un pays qui mérite un voir plusieurs voyage tant sa richesse est grande. Qui sait ?

 

LES PHOTOS des derniers jours seront mise en ligne ce week end.

 



Zoé et le Kinkaku ji

Nous changeons d’appartement dans Kyoto pour passer deux nuits (trop peu…) dans une très belle machiya, ces vielles demeures japonaises reconverties pour accueillir des hôtes.

La journée commence par la visite du Daituko ji. Un grand complexe monastique situé au Nord Ouest de Kyoto. Seuls quelques temples parmi les 22 que compte le complexe sont ouverts au public. Ici tout est calme, très peu de touristes. Des sentiers pavés permettent de circuler entre les temples cernés par des enceintes dont l’empereur Go Daigo avait demandé la construction aux moines de la secte Renzai. Nous sommes ici dans l’antre de la philosophie zen, tel le Zuiho in .

Ce temple possède de beaux jardins dessinés au XX ème siècle suivant une conception avant-gardiste où l’abstraction énigmatique est la caractéristique des jardins zen. Un jardin sec avec des rochers et des végétaux entourés de graviers sur lesquels ont été tracés des stries.

L’un des jardins témoigne de la conversion au christianisme d’un des seigneurs médiévaux : les rochers sont disposés pour que l’on puisse deviner une croix.

Nous continuons vers le Daisen in. Le pavillon principal comporte de beaux fusuma (murs peints) mais le summum, ce sont les jardins secs !

On nage (c’est le cas de le dire) en pleine zénitude de l’esprit que même les plus grands artistes contemporains ne pourront atteindre en peignant des tableaux tout blanc exposés à Beaubourg !

Ici l’esprit s’élève vers de telles dimensions…Ouf ! Rien que d’y penser j’en ai la chaire de poule…

Bref ça c’était la vision de celui qui vient en terre nippone comme on va à Lourdes.

La vision plus terre à terre qui tente de traduire ce que l’on voit la voici…le tout sans photo parce que vous comprendrez bien que le zen n’aime pas que l’on fasse de l’argent en commercialisant des photos et blabla (surtout quand on lit trois pas plus loin que l’esprit du zen c’est le dépouillement du corps et de l’esprit pour s’élever etc.) bref… la voici donc : Une cascade en gravier blanc alimente un chemin de sable. Cette rivière, métaphore de la vie qui circule au gré des obstacles qu’elle rencontre, se transforme en fleuve (on note des rochers en forme de tortue ou de grue); preuve qu’ une fois toutes les étapes franchies, on peut élargir son horizon (matérialisé par un bateau) pour se perdre ensuite dans une mer d’éternité (représenter par une vaste étendue de sable avec deux cônes) !

Wow ! Et là, on se dit qu’il est temps d’aller manger…

Un bon ramen au curry pour papa et ramen plus classique pour les filles.

La suite des événements c’est le temple du Rokuon-ji. Ce temple est le plus connu et le plus visité de Kyoto et pour cause, il est plus connu sous le non de Kinkaku-ji ou pavillon d’or !

Après le calme et la zénitude, la dure réalité d’un site classé à l’Unesco et la proximité d’un géant comme la Chine se rappelle très vite à nous…

On déboule directement sur la vue la plus connue de Kyoto, ça crépite ça, se bouscule la star est là !

Magnifiquement posé en arrière plan d’un bassin paysagé comme les Nippons savent si bien faire, le Kinkaku-ji brille de mille feux !

Construit au XIV ème siècle sous la domination d’un shogun Ashikaga, son nom vient des deux étages recouverts de feuille d’or. Le dernier étage conserve des reliques de Bouddha et le faîte de l’édifice est couronné d’un phoenix en or.

Construit suivant trois style différents : premier niveau du style aristocratique Heian, le second suivant le style d’une maison de samouraï au toit relevé comme un sabre et enfin le troisième reprend le style karayo des temples zen. L’ensemble datant de l’ère Marouchi (1136-1573)

Bien qu’ayant échappé à toutes les guerres civiles qui enflammèrent le pays au XV ème siècle et toutes les catastrophes naturelles, il ne put échapper à un moine fou qui y mis le feu en 1950…

Le livre de Mishima le Pavillon d’Or se nourrit de cet acte de folie.

Bref, tout simplement magnifique même si on est loin d’un jardin sec zen. On s’en contentera…

Nous finissons la journée par un petit tour dans les boutiques de la gare de Kyoto en quête de saveurs originales puis nous rentrons vers notre nouvelle demeure avec quelques difficultés et discussions sur l’orientation du plan. Mais on finit par se repérer et nous trouvons notre jolie demeure.

Autour d’un tout petit jardin avec son érable, sa lanterne et sa petite fontaine se répartissent une chambre (dans laquelle je dormirai), la salle de bain et la salle principale avec son tatami chauffant ! Une autre chambre à l’étage. Ces maisons en bois avec une décoration typiquement japonaise sont très apaisantes.



Zoé et la demeure du Héron blanc

La journée est maussade mais de belles éclaircies ponctueront toute la journée, il ne pleuvra pas…

Nous repartons encore en vadrouille hors de Kyoto vers la ville d’Himeji où un petit coup de shinkasen nous emmène directement. A la sortie de la gare, une longue et large avenue nous mène vers notre but.

On arrive enfin devant l’un des plus beaux chefs d’œuvre de l’architecture japonaise et plus célèbre château du pays : le Shirasagi jo ou demeure du Héron blanc.

La magnifique silhouette de ce château dont les murs murs peints en blanc, du donjon central à 5 étages avec les trois petites tours qui l’entourent, font penser à un oiseau qui s’envole tel un héron.

Le site est magnifique. Dressé au milieu d’un immense espace rectangulaire entouré de douves, le château domine cette vaste étendue et où que l’on soit, le regard croise une nouvelle perspective de l’édifice.

Construit à partir du XIV ème siècle, c’est au XV et XVI ème siècle sous le pouvoir de Hashiba Hideyoshi puis de Ikeda Teramusa (alliés des shoguns Tokugawa) que le château prend son aspect actuel.

Il subit plusieurs restaurations sous les ères Meiji (fin XIX ème début XX ème), Showa (avant et après 2eme guerre mondiale) et Heisei (ère actuelle).

Le château se visite en montant les 5 étages les uns après les autres selon un parcours bien défini et bien pensé qui permet de voir l’ensemble du château.

Le rez de chaussée disposé au droit des immenses murs cyclopéens, qui servent de socle au bâtiment, comporte de petites trappes qui servaient à lancer des pierres.

Le premier étage contient des râteliers où les soldats pausaient leurs armes. Le donjon (tenshukaku) comporte plusieurs accès chacun étant protégé par une double porte (intérieure et extérieure). Le deuxième étage comporte de petites pièces qui permettaient aux soldats de se cacher pour tendre des embuscades aux assaillants qui auraient réussi à passer. Le troisième étage comporte de hautes fenêtres qui permettaient aux soldats de surveiller et tirer tout en évacuant la fumées des fusils.

Au quatrième étage, c’est ici que les deux grands piliers Est et Ouest qui supportent une grande partie du bâtiment s’arrête. L’un des deux gros piliers est issu d’un même tronc d’arbre de plus de 20 mètres de long en pin vieux de plus de 700 ans ! L’autre, repris lors de la restauration de l’ère Showa, est en pin et cyprès. Le cinquième étage comporte un petit autel mais surtout une vue magnifique sur Himeji et le parc du château.

Nous redescendons les escaliers abrupts et sortons du donjon pour aller visiter la partie adjacente du château.

C’est un long corridor qui aboutit à la tour cosmétique où vécut pendant 10 ans la princesse Sen.

Petite fille du grand shogun Tokugawa Ieyasu, elle épousa en seconde noce le fils du maître du château. Son fils mourut à l’âge de 3ans puis son mari, elle décida alors de rentrer à Edo (Tokyo) dans un couvent bouddhiste jusqu’à sa mort.

Un petit film raconte la dernière restauration montrant les techniques utilisées et notamment celle qui permet de réaliser les deux sashi (animaux imaginaires) de 2 mètres de haut qui trônent sur le faîte de l’édifice.

Nous contournons le château en longeant les paisibles douves où canards et carpes s’ébattent à longueur de temps. Puis nous visitons les jardins de Koko-en composé de 8 parties différentes abritant différents types d’essences. Ce jardin conçu à la fin du XX ème siècle reprend le modèle des jardins des résidences des samourais à l’époque Edo.

Nous retournons vers le château pour faire un tour dans le petit zoo attenant. Très vieillot. Quelques animaux vivent là un peu serrés dans leur enclos ou leur cage : lion, ours brun, éléphant d’Asie, zèbres, autruches, hippopotame. Çà sent un peu la désolation.

Nous terminons la journée par un déjeuner fort tardif dans un petit restaurant fréquenté uniquement par des locaux, une sorte de cantine du quartier.

La nuit tombe, le château s’illumine et resplendit sous de nouvelles couleurs.

Nous repartons à bord du shinkansen. Nous faisons une petit halte symbolique à la gare de shin-Kobe, ville de naissance de maman. Nous n’aurons pas le temps de visiter ou d’aller plus loin. Depuis le temps et tant de décennies (pas tant que ça quand même dit Maman) la ville a bien changé notamment depuis le tremblement de terre de 1995.

Nous repartons donc via Osaka pour Kyoto et rentrons à l’appartement.

 



Zoé et le plus grand poisson du monde

Encore du beau temps au programme du coup ça se précise, l’industrie cinématographie japonaise a demandé notre expulsion immédiate sous peine de banqueroute !

Aujourd’hui nous partons pour Osaka, la grande capitale du Kansai et 3ème plus grande ville du Japon, aussi peuplée que Paris intra muros (la seconde étant Yokohama juste à côté de Tokyo).

Notre premier but était de passer la journée au Universal Studio, mais vu qu’à côté de ça Disneyland Paris passe pour une joyeuse fête de village (on est quand même bien en Europe sans autant de monde…) nous nous sommes retracqués, d’autant plus que le prix avec des pass ne garantie même pas de faire certaines attractions ! Vive l’esprit zen asiatique ! En France, il y aurait déjà eu des morts…Du coup, direction le Kaiyukan, un des plus grands aquariums du Japon mais surtout possédant l’un des plus grands bassins au monde avec 5400m3 d’eau.

La star incontestée de ces lieux que l’on ne rencontre que dans certains aquariums d’Asie (hormis celui d’Atlanta aux USA qui possède le plus grand aquarium du monde), le plus grand poisson de la planète : le requin baleine !

Nous passons tout d’abord un petit tunnel où les poissons nous souhaitent la bienvenue. Puis se succèdent quelques petits aquariums dont un présente, pour les fans de River Monster, un énorme Arapaima d’Amérique du Sud. On arrive enfin dans le cœur de l’aquarium. L’immense bassin s’étend sur 9 mètres de haut ! Et d’un coup, apparaît l’immense silhouette du géant des mers qui semble voler dans l’immensité bleue au milieu des raies, des requins et autres poissons aux multiples formes. Ces requins-baleines sont de taille modeste par rapport à ce que l’on peut trouver dans les océans (jusqu’à 15 mètres) mais le plus grand doit bien dépasser les 5/6 mètres de long.

Il y a pas mal de monde et le bruit autour des bassins contraste avec la quiétude qui semble émerger de cet immense volume d’eau. Le circuit longe le bassin en le parcourant de haut en bas. A chaque virage une vue différente sur ce monde du silence. Au détour de l’un d’entre eux passe devant nous à quelques centimètres le requin baleine, énorme, immense, que dis-je ? Gigantesque !

Les très belles raies semblent comme voler en déployant leurs ailes entre les requins-marteaux

Le spectacle est sans fin au gré du passage des bancs de poissons qui vont et viennent que seul vient troubler le passage des géants des mers.

On croise également dans d’autres petits aquariums quelques espèces étranges comme le crabe géant. On quitte à regret le parcours autour du magnifique bassin, digne des plus grand jardins zen japonais pour ceux qui recherchent un temps pour méditer…

Juste avant la sortie un bassin tactile permet de toucher quelques spécimens. Il y a des raies et de petits requins. J’ai un peu peur de toucher ces bestioles si peu communes pour des terriens urbains mais je me lance. Drôles de sensations, les raies sont toutes visqueuses alors que les requins ont la peau rêche.

Très bel aquarium qui mérite largement le détour.

Toutes ces émotions nous ont ouvert l’appétit ! Et quoi de mieux qu’un All can you eat !

On est installé dans de petits blocs séparés des autres par des paravents avec, fixé dans la table, une petite friteuse pour frire ses aliments et sur le côté de quoi faire sa panure.

Crevettes, poulet, aubergines, oignons, bœuf tout y passe le tout agrémenté de riz et pour finir une grosse glace italienne !

Après ces nouvelles émotions direction l’une plus grande roue au monde avec 113mètres de haut (ce fut la plus grande à la fin du millénaire, les plus grandes étant depuis le début des années 2000 aux USA, Singapour et la Chine avec plus de 160mètres de haut).

On a de tout en haut une vue magnifique sur la ville d’une part et sur la baie d’Osaka bordée par l’océan Pacifique de l’autre. J’aurai ainsi vu un bout des 3 grands océans de la planète avant mes 10 ans !

Comme à Tokyo, de nombreux pont aux différentes techniques (à haubans, avec arc métallique…) se succèdent le long des fleuves qui débouchent dans la baie comme Yodo, principal cour d’eau d’Osaka. Au loin, les immeubles des quartiers d’affaires comme Umeda ou Tenno ji.

On sent très peu le déplacement de la roue car elle tourne très lentement et nous sommes installés dans des cabines.

Nous retournons ensuite dans le centre d’Osaka en métro qui a des airs de celui de Tokyo.

Après avoir remonté la rue des commerces de luxe Shinsaibashi et ses allées de Ginko, nous arrivons dans les quartiers animés de Nanba et Dotonbori.

Comme toujours dans les grandes villes du Japon dans ce type de quartier, c’est l’effervescence.

Le long de l’avenue piétonne jalonnée par un canal, la magie lumineuse d’Osaka est totale.

Les enseignes aux néons aguicheurs sur toutes les boutiques : crabes géants aux pinces mobiles, dragons rouge totalement kitsch et bien sûr le célèbre athlète levant les bras de la marque Glico, l’un des symboles d’Osaka.

Nous finissons la journée en montant à la tour Abeno Hakuras qui domine la skyline d’Osaka. Au 60eme étage à 300mètres d’altitude la vue sur la ville est impressionnante. Comme à Tokyo la ville se dévoile sur 360 degrés, la nuit est tombée et l’effet est encore plus spectaculaire. Les grandes artères brillent de mille feux, alors que les bras des fleuves serpentent dans un noir absolu.

Tout comme l’aquarium, la contemplation de cette vaste étendue silencieuse et pourtant si vivante est digne de figurer au registre des plus grands moments de méditation.

Nous repartons prendre le shinkansen pour Kyoto, non sans déguster la spécialité d’Osaka les tokoyaki de petits beignets fourrés avec du poulpe (décidément les parents ont des goûts vraiment bizarre).

 



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Zoé et l’écrin de Bouddha

Aujourd’hui nous partons en vadrouille hors de Kyoto mais toujours dans la région du Kansai.

Nous nous rendons dans la première capitale fixe de l’empire nippon : Nara, considérée comme l’un des joyaux du Kansai tout autant que Kyoto.

Autrefois après le décès du souverain, selon le rite shintoïste, le palais devait être détruit et reconstruit ailleurs.

Mais l’influence grandissante du bouddhisme dans l’archipel permit d’assouplir ce rite. Ainsi l’impératrice Gemmei ordonna en 707 l’édification d’un capitale permanente : Nara. La cité de la paix (Heijo Kyo) était née.

Dans un parc de 600 hectares, cadre bucolique à souhait, ont été disséminés plusieurs sanctuaires parmi les plus vieux du pays.

Mais ce qui attire en premier lieu l’attention en arrivant à Nara, ce sont les daims qui déambulent en toute liberté dans le parc. 1 200 daims (des cerfs du Japon ou Sika) peu farouches accostent les touristes en quête de nourriture. A cet effet, de petites galettes sont vendues pour les nourrir pour le plus grand bonheur des touristes, petits et grands.

Le premier sanctuaire que nous visitons est celui du Todai ji qui comprend plusieurs temple dont le plus important le Daibutsu den. On passe d’abord la très belle Nandai mon, la grande porte Sud en bois à 5 travées coiffée de son double toit. En passant, niché à l’intérieur des piliers se trouvent deux immenses et imposantes statues du XIIIème siècle des gardiens Ni-oh (le premier avec la bouche ouverte, l’autre fermée).

Puis on entre dans le saint des saints le Daibutsu den, le pavillon principal du Todai ji, Nous avons en face de nous le plus grand bâtiment en bois du monde !

Ce gigantesque édifice en bois de 49mètres de haut pour 57mètres de large, tout simplement impressionnant !

L’édifice plusieurs fois remanié était encore plus imposant à l’origine (7 travées contre 12 à l’origine).

Construit dès le VIIIème siècle selon le style de la dynastie chinoise Tang, plusieurs fois détruit suite aux guerres civiles, il sera reconstruit pour la dernière fois sous l’époque Edo au XVIème siècle.

C’est un des lieux qui a vu se développer le syncrétisme entre shintoïsme la religion ancestrale du Japon et le bouddhisme la grande religion du continent asiatique.

Une vaste et longue allée permet de s’approcher du temple qui, au fur et à mesure, dévoile toute son envergure. Impressionnante sensation de grandeur lorsqu’on se trouve au pied de l’escalier menant au temple.

A l’intérieur se dévoile la colossale statue en bronze doré du Daibutsu Vairocana, le Bouddha cosmique. Datant du XIIIème siècle (celle d’origine du VIIIème siècle ayant été reconstruite ; la tête date du XVIIème siècle) elle mesure entre 15 et 16 mètres de haut (si l’on tient compte du support) et pèse plus de 400 tonnes !

Réalisée avec une armature en bois cerclée puis recouvert de couche d’argile (de plus d’1 mètres d’épaisseur) qui sert de moule pour fondre la statue en plusieurs couches. Elle est gigantesque.

Deux autres grandes statues dorées se trouvent sur sa droite et sur gauche, Nyoirin Kannon qui exauce les vœux et Kokuzo Kannon symbole de sagesse.

Deux autres belles statues de rois célestes se trouvent à l’arrière.

On trouve également niché au bas d’un des piliers une petite ouverte dont la taille serait celle de la narine de bouddha. Celui qui parvient à s’y glisser et en ressortir ira au paradis ou aura une longue vie, selon les interprétations des différents guides !

Seuls des enfants et des gens de petite corpulence peuvent y passer (made in Asia…), je réussis sans conteste l’exploit !

Nous repartons non sans jeter plusieurs coup d’œil à ce fabuleux édifice, inévitable cathédrale de la religion japonaise entre shintoïsme et bouddhisme.

Puis nous poursuivons notre chemin en jouant avec les daims. Je leur donne des glands et des feuilles. Un attrape mon pull, un autre lèche le sac de maman, le troisième l’attrape par le sac. Il suffit de bouger les bras devant soi pour qu’ils arrêtent. Ils font aussi des courbettes quand on leur donne quelque chose.

Avant notre prochaine visite, nous nous restaurons avec de traditionnels ramen de udon (nouilles à la farine de blé car le soba est faite avec du sarrasin c’est pas top…maman est bizarre décidément, elle trouve ça bon) ou du riz farci.

Puis nous terminons la visite du complexe du Todai ji avec le temple de Nigatsu-do avec des airs du Kyomizu Dera de Kyoto en bois sur pilotis avec une belle terrasse et sa vue sur Nara.

Puis le Hokke-do ou salle du lotus, plus vieux bâtiment de Nara (datant de 746 mais refait à l’époque Kamakura au XIIème siècle). Il abrite 16 statues (classées trésor national) dont la Fukukebnsaku Kannon mains jointes en prières entourés de ses bodhisattvas et des gardiens célestes aux visages effrayants.

Notre visite se poursuit avec le complexe de Kasuga Taisha niché à l’orée d’une belle forêt primaire avec ses cèdres du Japon. Il est réputé pour ses 3000 lanternes donnée par des fidèles, tapissées de mousses qui s’alignent le long du chemin. Plusieurs des pavillons sont caractéristiques du style Kasuga avec un toit de chaume à pignon. Rouges vermillon, les bâtiments s’intègrent parfaitement en harmonie avec la nature environnante.

Nous tentons d’aller voir le Kofuku ji mais arrivons trop tard, on entre aperçoit de loin dans le pavillon Tokon-do la statue du bouddha médecin Yakushi Norai.

La belle pagode à 5 étages, l’une des plus haute du Japon avec ses 50 mètres, plusieurs fois détruites celle-ci date de l’époque Marouchi au XV ème siècle.

Les sites et sanctuaires sont tellement immenses qu’il est difficile de tout voir surtout que tout ferme avant 17h, le Japon est le pays du soleil levant. A moins de se lever très tôt ou d’avoir des semaines devant soi, on ne peut pas tout voir.


Zoé et la philosophie zen

Encore une belle journée ensoleillée ! Nous la consacrons aux sites de l’Est de Kyoto. Un petit tour en train jusqu’à la gare centrale puis le bus. Du monde, beaucoup monde à la gare, et la rotation des bus s’enchaîne avec une belle cadence.

Ah, le bus nippon ! Tout un programme ! Le conducteur vous prévient dès qu’il démarre ou qu’il freine. Il vous remercie à votre descente (Arigato gozamais…s’il y a un truc que l’on retient de la langue japonaise c’est bien ça… A prononcer avec un R très roulé à la limite du l et un dernier A très long). On sort par l’avant en payant et le chauffeur n’ouvre les portes arrières qu’une fois les gens sortis. En France, on aurait déjà eu 5 insultes, 10 bousculades… Un autre monde !

Notre première étape du jour, le célèbre Kiyomizu Dera ou temple de l’eau limpide qui à l’Automne s’embrase lors du momiji (l’Automne japonais avec les érables qui rougissent et les ginko qui jaunissent). C’est malheureusement encore un peu tôt pour voir ce spectacle hors du commun mais quelques belles couleurs sont déjà là.

Fondé en 748 et reconstruit une dernière fois par notre cher Togukawa, ce temple totalement en bois prend appui sur une structure vertigineuse de pilotis. Le Japon compte parmi les plus beaux, les plus grands et les plus vieux bâtiments en bois du monde.

Une belle et vaste terrasse surplombe Kyoto. En contrebas, on jouit également d’une très belle vue sur les jardins où sont distillés avec soin pagodes et pavillons au milieu de la nature qui se pare de ses couleurs d’Automne.

Le temple est en restauration ce qui nuit un peu à l’idée que l’on peut s’en faire. A l’intérieur, le bois sombre et massif donne au lieu avec la patine du temps une atmosphère assez mystique, malgré le monde.

Après un tour dans les jardins et un passage devant la fontaine Otawa no taki qui donne son nom au lieu, nous quittons ce très beau sanctuaire en passant par le cimetière de Kyoto.

Les tombes toutes identiques semblent former une ville miniature répondant à la ville réelle à laquelle elle fait face.

Nous déjeunons en arrivant à notre étape suivante de bons ramen et autres tempuras.

Le site suivant est le Ginkaku ji ou pavillon d’argent. Le bâtiment qui ne semble jamais avoir été recouvert d’argent ne rivalise pas avec son aîné en or que nous verrons un autre jour. Ici, ce que l’on perd en aisance on le gagne en modestie. Ici, c’est le règne de la philosophie zen du Higashiyama (culture de la montagne de l’Est). C’est ici que le Chanoyu (la voie du thé), grand cérémonial lié à ce breuvage, aurait pris son essor.

Et quoi de plus normal pour traduire cette zénitude qu’un magnifique jardin à flan de colline qui au soleil couchant d’Automne prend une dimension spectaculaire.

La première partie du jardin se compose du Kogetsudai, un cône en sable qui doit réfléchir les rayons de la lune et du Ginsandan une longue bande de sable où s’alternent surfaces lisses et striées.

zen, zen, zen… tout juste ce qu’il faut face au flot touristique.

Le deuxième partie plus habituelle voit se cotoyer pins et érables au bord d’un petit bassin avec son petit pont de bois. Le jardin continue sur les hauteurs où les mousses tapissent le sol et les arbres là encore reprenant le décorum du pavillon d’or.

A la sortie du sanctuaire, nous prenons le Tetsugaku no Michis ou chemin de la philosophie.

Un agréable et paisible petit chemin qui longe un petit ruisseau bordé d’arbres.

Nous tentons d’aligner un 3ème sanctuaire avant la fermeture. Cette fois-ci contrairement à la veille nous arrivons à temps au Nanzen ji. Nous passons la très belle et immense San mon et entrons dans le pavillon central ; le Hojo seiryo den. Classé trésor national pour ses peintures décorant les fusama (salles) tel le tigre buvant de l’eau : Mizunomi no Tora. Les salles reliées entre elles par un corridor donnent sur de petits jardins dont celui du tigre bondissant bel exemple de Kare Sansui ou jardin sec (pas de petit bassin avec de l’eau). Un massif de roches entouré de végétaux entre un parterre de graviers et un mur blanc c’est ainsi que le zen voit un tigre surgir. En plus, comme tout est en bois, on fait la visite en chaussette. C’est trop drôle. Nous sommes les derniers. On entend le claquement des panneaux coulissants de bois que l’on referme au fur et à mesure, avec un grand sourire et moult courbettes comme il se doit au Japon, même si la personne nous maudit peut-être intérieurement de traîner et pense au dîner qu’elle doit préparer. Mais l’effet est efficace pour ne pas dire agréable, on se sent les bienvenus et à l’aise. Maman se demande ce que ressentent les Japonais dans nos pays…

Après cette belle journée de visites de temples zen, nous finissons par atterrir dans le quartier de Gion (le quartier des geishas) loin de son lustre d’antan. Nous dînons dans un petit restaurant qui ne sert qu’un plat unique le issen yoshoku une sorte d’omelette/galette fourrée avec toute sorte d’ingrédients (bœuf, oignons, œuf, crevettes, poisson grillé etc.)

Un régal pour les parents mais ils devront m’acheter un sandwich car je n’ai pas trop apprécié le met nippon. Nous rentrons en bus, bien fatigués par cette journée du zen.


Zoé et torii land

Premier jour à Kyoto. Le temps est mitigé mais au fil de la journée le soleil prendra toutes ses aises (décidément ça se complique pour l’industrie cinématographie nippone…)

Nous commençons par prendre un train local jusqu’à la gare centrale puis de là un autre local qui va nous mener à Inari.

C’est là que nous attend le Fushimi Inari Taisha un immense sanctuaire qui s’étend du pied au sommet du mont Inari qui culmine à 233 mètres.

Il y a énormément de monde, du point de vue touristique Kyoto n’a rien d’une ville calme par rapport à Tokyo, bien au contraire…

Ce qui frappe le plus c’est la quantité impressionnante de Chinois dont le tourisme vers l’archipel nippon a explosé depuis 5 ans. Comment les distinguer des japonais me direz vous ? C’est assez simple : la langue et le physique et le tout sans être un spécialiste. Du point de vue du comportement sans doute aussi car plus proche de celui d’un Occidental que de celui d’un Japonais, mais de ce point de vue là, le Japon est un autre monde…

Mais ce qui nous amène ici c’est le côté insolite du sanctuaire non pas par ses temples ou ses jardins qui sortiraient de l’ordinaire mais par la configuration du site. Depuis le pied du mont Inari jusqu’à son sommet, plusieurs kilomètres de sentiers serpentent dans la forêt avec pour point d’orgue les torii qui recouvre la quasi totalité du parcours : 30 000 torii disposés à touche à touche sur des kilomètres ! Une véritable galerie de torii, c’est tout simplement impressionnant !

Au fur et à mesure de la montée, la masse touristique diminue d’autant plus que la pente sur la partie finale est un peu rude.

Plusieurs petites stations égrainent le parcours. Chacune d’entre elles est pourvue d’un autel principal pour la prière des fidèles ainsi que d’un bric à brac de petits autels entassés de manière un peu anarchique les uns à côté des autres.

Nous atteignons le point culminant du sanctuaire bien contents d’être monté à la fraîche.

La descente est plus aisée avec au milieu un arrêt glace, tout en profitant d’un magnifique point de vue vers le Nord de Kyoto.

Les torri ne sont gravés d’inscriptions que d’un côté à savoir celui qui est tourné vers les divinités qui se trouvent au sommet, puisqu’elles leur sont destinées.

Ces inscriptions ne sont ni des vers poétiques, ni des méditations zen mais tout simplement des souhaits de mécènes pour leur réussite. Ainsi ceux-ci sont de plus en plus financés par des entreprises qui espèrent l’intercession divine pour la bonne marche de leurs affaires. Il faut rappeler que les Shintoistes prient pour une vie meilleure ici et maintenant pas dans l’au-delà. Cette question se résout quand on meurt et qu’on est enterré selon des rites bouddhiques, pour la plupart.

Cette petite balade nous a ouvert l’appétit. Nous glanons quelques vivres (bento et sandwichs) dans un supermarché que nous dégustons après avoir repris le train pour notre prochaine destination.

A noter, toujours dans le cadre des manies de nos amis nippons, que lorsque vous payez, vous mettez l’argent dans une bannette que la personne récupère, et si besoin, elle vous rend la monnaie en comptant devant vous les billets et les pièces qu’elle vous remet en main propre, à deux mains.

Nous sommes maintenant à Uji, petite ville au Sud de Kyoto.

Nous ne croisons plus beaucoup d’occidentaux. Sans doute le site trop éloigné de Kyoto et sans le faste de Nara n’attire pas les foules d’étrangers. Mais ne nous trompons pas, il y a quand même pas mal de monde, beaucoup de Japonais en ce dimanche.

Le sanctuaire d’Uji se nomme le Byodo in, construit par le sessho (régent) Fujiwara no Michinage au IX ème siècle. Celui-ci maria toutes ses filles à des empereurs alors installés à Kyoto.

Le sanctuaire vaut surtout pour ce magnifique pavillon en bois de couleur vermillon flanqué de deux ailes tel un oiseau prêt à prendre son envol. L’oiseau, c’est le phoénix dont la salle centrale du pavillon porte le nom. A l’intérieur se trouve le bouddha Amida entouré des bodhisattvas (anges bouddhistes).

Nous ne pourrons visiter la salle car les visites se font suivant des horaires et le suivant était une heure plus tard. Nous aurions pu attendre mais la salle est en restauration donc moins intéressante à voir.

Nous nous contentons du petit musée où sont présentés les bodhisattvas ainsi que les deux phoénix (trésor national japonais) qui ornent le fait de la toiture du pavillon.

La vue sur le pavillons bordé d’un petit plan d’eau est magnifique (elle est d’ailleurs représenté sur les pièces de 10 yen).

Nous essayons ensuite de regagner les faubourgs de Kyoto en train puis en métro pour tenter de visiter le Daigo ji mais en vain nous arrivons trop tard. On se contente de la très belle allée menant au sanctuaire qui se pare peu à peu de ses belles couleurs d’Automne.

Sur le retour, nous croisons un centre commercial où une petite salle de jeux magnétise irrémédiablement mon attention. Je joue à quelques jeux vidéo avec les jetons gracieusement donnés par le tenancier. Les explications ne sont pas traduites, du coup c’est un peu compliqué de jouer. Nous tentons également notre chance au jeux des crochets mais toujours en vain… il y a là des enfants avec des petits seaux entiers de jetons. Ils manipulent manettes et boutons avec frénésie

Nous rentrons sur Kyoto. Un peu fatiguée par la nourriture japonaise nous terminons la journée par la folle recherche d’un McDo dans la gare de Kyoto (Maman a opté pour des gyozas). Les gares sont si immenses qu’on pourrait y passer une journée entière ! C’est immense, on passe, repasse, on monte on descend d’une galerie à l’autre… Un panneau l’indique dans deux directions opposées…Bref en poussant un peu plus loin dans une des galeries nous finissons par tomber dessus. La recherche de nourriture au Japon n’est pas toujours chose aisée quand on n’aime par forcément tout ce qui est proposé.

Pour moi du classique mais Papa prend le spécial Mac que l’on ne trouve qu’en Asie le poulet teryaki et son emballage violet !

Nous rentrons à l’appartement pour déguster tout ça et finir cette longue et belle journée.

 


Zoé et la virée à Asakusa

Dernier jour à Tokyo, il ne fait pas très beau mais il ne pleut pas, le temps est malgré tout très agréable.

Nous nous rendons pour la journée dans le quartier d’Asakusa. Un quartier très animé le long de la rivière Sumida dont le centre névralgique est le Senjo-ji, un temple shintoïste.

Petit tour sur la Ginza line et nous voilà à Asakusa. Pour accéder au temple, il faut passer le long de la Nakamise dori bordée de petites échoppes collées les unes aux autres.

On débouche alors sur le complexe du Senjo-ji, il y a énormément de monde.

L’entrée se fait par l’immense porte Hozomon flanquée sur le côté par une belle pagode à cinq étages.

Temple dédiée à Kannon depuis que deux pécheurs au VII ème siècle découvrirent dans leur filet une petite statuette en or de cette déesse.

Il y a un bon nombre de touristes étrangers de tous horizons mais aussi beaucoup de fidèles tokyoïtes venu prier selon le fameux rituel du claquement de main et des prosternations.

L’atmosphère paraît un peu irréelle plus proche de l’effervescence d’un temple bouddhiste en Inde que du zen japonais. Ici se mélange un peu de spiritualité mais aussi beaucoup de considérations bien plus terre à terre : d’une part les étrangers venant ici plus pour le folklore et d’autre part les shintoïstes dont la préoccupation majeure lors d’une prière est pour leur vie terrestre (santé, prospérité etc.) et non pour celle dans un monde céleste.

Il suffit d’ailleurs de voir le merchandising autour des intercessions. Chose qui parut si scandaleuse dans le monde chrétien avec les indulgences et qui ici devient tellement amusant : on achète son petit papier, on écrit son souhait et en voiture Simone…

Après la visite du temple nous partons faire un tour dans le quartier qui semble très animé. Nous atterrissons dans un célèbre magasin tokyoïte Don Quijote. On y trouve tout et n’importe quoi.

C’est amusant mais rien d’extraordinaire.

Puis nous partons en quête de nourriture. Après moult recherches pour ne pas tomber sur un restaurant trop spécialisé nous en trouvons un qui nous convient avec au programme omelette japonaise (avec ketchup et mayo), riz frit et yakitori.

Un dernier petit tour dans les ruelles avoisinantes où nous montons en haut de l’immeuble du centre d’informations touristiques pour regarder d’une part la superbe vue sur la Nakamise dori, le Senso ji avec sa pagode qui commence à s’illuminer à la nuit tombante, d’autre part celle sur la Tokyo Sky Tree magnifique de l’autre côté de la Sumida.

Voilà c’est terminé pour Tokyo qui a bien plue à tout le monde. C’est une grande ville éreintante mais très prenante avec énormément d’aspects différents. Si proche de ce qu’on connaît mais à la fois si éloignée en même temps. La capitale nippone mérite vraiment le voyage. Maman dit qu’elle a l’impression de ne l’avoir que survolée.

Nous partons donc prendre le shinkansen à la gare centrale. Et là, c’est toujours hallucinant surtout en cette fin de journée ça part dans tous les sens ! C’est une expérience à vivre même pour des parisiens aguerris !

Etant donné l’heure nous préférons réserver nos places ce qui est gratuit avec notre pass.

Quant on voit la queue pour acheter les billets du jour on se dit que le pass c’est vraiment pas mal.

On s’achète un petit bento, ce sont de petites boites de spécialités culinaires de chaque ville à emporter dans le train.

Et voilà en route pour notre deuxième et dernière étape : l’incontournable Kyoto (on le verra incontournable c’est bien le problème…).

Après un peu plus de 2h30 nous voilà à Kyoto. Une petite pluie fine nous accueille. En pleine nuit, il fait bien plus frais qu’à Tokyo.

Cette fois-ci, nous sommes en pleine ville dans un appartement. Il est un peu tard ; il n’y a personne dans les rues mal éclairées ; le quartier ne comporte que des petites maisons à un étage, voire aucun. On est tellement loin de la mégalopole tokyoïte ! Malgré une première appréhension quant à notre faculté à nous retrouver dans ces petites rues sombres (papa avait imprimé un plan que maman a pu suivre) nous arrivons dans notre petite maison japonaise avec des tatamis et un petit jardin zen.

Nous avons la visite de notre voisine qui, manifestement, en a ras-le-bol d’entendre les visiteurs se battre avec la porte pour l’ouvrir la première fois… bref, maman dit sorry sorry et se fait jeter par la grand-mère !


Zoé et le Barad-dûr Tokyoïte

Le beau temps continue sur Tokyo c’est du délire ils n’ont pas pu tourner un film depuis notre arrivée !!

Ce matin direction Shinjuku le quartier d’affaire de l’Ouest de Tokyo, c’est là que se trouve, paraît- il, la plus grande gare du monde ! Mais les lieux que nous souhaitons visiter se trouvent plus proches d’arrêts de métro aux alentours, nous l’éviterons donc. La gare de Tokyo à 8h du matin nous a déjà donné un très bel aperçu…

Nous commençons par visiter la tour du TMG (Tokyo métropolitan gouvernement), deux tours jumelles inspirées des deux tours de Notre Dame de Paris par l’architecte nippon Kenzo Tange (bien connu du routard pour être un copain de fac du fils de Paul Klee…).

Il y a plus de gens que pour la Mori Tower. Forcément, c’est gratuit. L’attente n’est que de 30mn cela reste raisonnable (nous le verrons tout à l’heure…). Hop en quelques secondes nous voilà au 52eme étage de la tour Nord qui culmine à plus de 240 mètres.

La vue est un peu moins spectaculaire qu’à la Mori Tower qui, elle, se trouve englobée dans l’hypercentre, contrairement à la TMG qui se trouve totalement à l’Ouest. En clair, coté Ouest on ne perçoit que la banlieue de Tokyo moins attractive esthétiquement.

On note pourtant côté Ouest un grand édifice devenu célèbre car hébergeant le Grand Hyatt Hôtel qui fut le lieu de tournage du film Lost in Translation.

Côté Ouest se trouve les grands immeubles du quartier de Shinjuku comme la Cocoon Tower (immeuble style pain de sucre) et plus loin toujours en alerte, le Tokyo Sky Tree. On distingue mal les autres zones et quartiers de Tokyo car la vue n’est pas à 360°. En effet, c’est la tour Nord qui permet de voir le reste du centre mais l’observatoire de celle-ci est fermée.

Nous redescendons et repartons vers un tout autre endroit où l’architecture n’est pas faite de béton ou de métal mais de bois vivant. En quelques coups de métro et après une erreur de trajectoire, nous y sommes : le Shinjuku Gyoen.

Magnifique parc qui appartenait à la famille impériale et qui mélange harmonieusement des paysages européen et japonais. C’est toujours extrêmement reposant de trouver un tel poumon vert au cœur de quartiers tokyoïtes aussi frénétiques.

De grands cèdres côtoient les fameux cyprès xxx

puis on arrive dans le jardin japonais légèrement vallonné avec sa succession de plans d’eau chacun avec son petit pont de bois au milieu d’arbres des érables et aux essences typiques du pays.

On termine la visite par le jardins à la française s’il vous plaît ! De très belles allées de platanes encadrant un grand parterre de roses.

Il est déjà tard 3h de l’après midi Nous n’avons pas déjeuné ! Nous recherchons un restaurant aux alentours du parc. C’est toujours compliqué car tous ne présentent pas des cartes hétérogènes en terme de plats, il faut donc en trouver un qui puisse convenir à tous.

Nous atterrissons dans un ramen (le restaurant, pas la soupe) c’est donc soupe de nouilles au programme mais ils font aussi des tempuras. En plus de notre gros bol de soupe de nouilles, nous goûterons aux tempuras de poissons, oignons, calamars et autres lotus ! Le restaurant est assez vaste comparé aux nombreux qui parsèment la capitale où parfois, seul 3 ou 4 personnes peuvent prendre place.

Après ce copieux repas nous partons tel Frodon à la conquête du Barad-dûr tokyoite : la Tokyo Sky Tree !

C’est à l’autre bout de la ville…qu’à cela ne tienne, ce bon métro va nous y conduire en deux temps trois mouvements, un coup de Toei Shinjuku puis un autre de ligne Hanzomon… et zou nous voilà au pied du monstre !!

Vous aurez remarqué que cette année, nous avons un gros faible pour les tours. De celles de Prague à pied à celles de Tokyo en ascenseurs ultra rapides.

C’est tout simplement impressionnant vu d’en bas ! Un mastodonte de 634mètres de haut (deux fois la tour Eiffel) est là devant vous c’est vertigineux ! Cette tour ne sert qu’aux télécommunications (la plus grand tour du monde à cet effet) il n’y a pas de bureaux seulement des touristes par milliers.

Magnifique merveille d’ingénierie et d’architecture. Pour la petite histoire, le jour d’installation de l’antenne télécom, la terre trembla. C’était un certain11 mars 2011, au large de Fukushima.

Papa avait acheté les places à l’avance, ce qui nous permet d’éviter une première queue mais une autre suit derrière pour accéder aux ascenseurs ; oui monter 350 mètres à pied, même sans plusieurs kilomètres dans les pattes… moi, j’monte pas !

Finalement, nous n’attendons qu’une vingtaine de minutes mais il faut savoir qu’à certaines périodes comme lors des vacances ou les jours où il fait beau, l’attente pu être de 6 heures !

Entre le panda du zoo et la tour, un japonais a pu passer ses vacances à faire la queue…

En quelques secondes nous voilà au premier niveau d’observation à 350mètres (Tembo Deck) on sent à peine la vitesse de l’ascenseur totalement silencieux.

Nous montons directement au dernier niveau à 450mètres  (Tembo Galleria) ! La vue est époustouflante, l’un des plus beaux panoramas qu’il m’est été donné de voir. C’est tout bonnement ahurissant, la totalité de la ville de Tokyo est à vos pieds l’impression est encore plus forte que sur les autres tours. Nous sommes deux, voire trois fois plus haut. La vue de nuit est impressionnante avec toutes ces lumières à perte de vue. On distingue la Sumida et ses différents petits affluents, la grande roue d’Odaiba au loin, la Tokyo Tower et les grands gratte-ciels de Shibuya ou Shinjuku.

Comme Barad-dûr qui surveillait la terre du milieu depuis le Mordor, la Tokyo Sky Tree est l’œil de Tokyo qui voit tout.

Il y aussi une petit zone où a été disposé un plancher de verre et l’on voit jusqu’au bas de la tour ooouhhh c’est vertigineux !

Après ce merveilleux tour de Tokyo by night à 450mètres de hauteur, nous partons vers un autre voyage dans les étoiles !

Un petit planétarium se trouve dans les zones commerciales qui bordent la tour.

Un petit stop au Starbuck du coin (il doit y avoir plus de Starbuck à Tokyo que dans toute la France)

Puis nous commençons notre un voyage dans les constellations, les étoiles, la voie lactée. C’est très bien fait.

Notre longue journée se termine avec notre bonne vieille ligne Hanzomon qui en trois arrêts nous mène à notre hôtel.


Zoé et l’antre de l’empire du soleil levant

Aujourd’hui après le coucher tardif de la veille nous nous levons assez tard et ne démarrons la journée qu’en fin de matinée.

Il refait très beau. Ce qui est étonnant ! Avoir 3 jours de beaux temps à Tokyo, pour tous ceux qui ont déjà vu des films ou des dessins animés japonais, il y pleut tout le temps !

Direction le palais impérial. Une petite balade à pied vers le quartier de Marouchi.

Il est toujours difficile de se repérer dans une si grande mégalopole malgré les plans disséminés ici où là. Mais attention les plans sont toujours tournés dans la direction où vous regardez. Donc, si vous traversez la rue, le même plan se retrouve à l’envers…

Bref, on déambule en tentant de se repérer mais les distances sont longues, le temps passe et on préfère bifurquer sur un JR lines en direction de la gare de Tokyo, toute proche du palais.

On débarque au même endroit que la dernière fois face au célèbre pont de Niju-bashi avec ses 3 arches qu’une des faces du palais surplombe, délicieusement zen, s’il n’y avait pas une cohorte de touristes en majorité chinois.

Mais l’entrée n’est pas ici. Nous faisons le tour pour en trouver une…évidemment nous tournons du mauvais côté et il nous faut près de 30mn pour tomber sur l’entrée la plus proche.

Les jardins du palais sont immenses et ne sont pas accessibles aux visiteurs sauf sur réservation pour une petite partie du palais. Le reste est totalement inaccessible à tous à tel point que l’empereur n’apparaît jamais aux yeux du grand public sauf une à deux fois par an.

Il faut donc contourner les magnifiques douves qui l’entourent. On passe devant des allées de sakura (cerisiers), malheureusement ce n’est pas l’époque de leur floraison. On arrive enfin dans la partie qui se visite, ceux sont le Higashi Gyoen. Magnifique jardin avec une vaste esplanade parsemée de plans d’eau et de grands arbres qui, en ce début d’automne nippon, commencent pour certains à prendre de belles teintes colorées. Mais là aussi la saison automnale des érables qui rougeoient ou des ginko qui jaunissent ne commence que mi novembre…Comme dans tout jardin japonais, on trouve le paysage typique du petit pont de bois qui traverse un étang entouré ci ou là de pins (style grand bonzai), d’une lanterne ou d’une cascade.

De nombreux arbres fruitiers ont également été plantés comme des plaqueminiers, des citronniers dont on découvre plusieurs sortes.

On trouve également quelques vestiges de la période Edo comme les murs cyclopéens (constitués de blocs de pierre énormes) ou un poste de défense dont l’un (Fujimi Yagura) servait également au shogun pour admirer le Mont Fuji. Bien évidemment on ne le voit pas, non pas parce que le temps est couvert mais parce qu’il y a des building partout. De toute façon le Fuji j’ai l’impression qu’on ne le voit pas souvent, même par beau temps. C’est également dans cette zone qu’eut lieu le Matsu-no-o_roka (attaque des 47 ronins) : ces samouraïs, qui se retrouvent sans maître après le suicide forcé de celui-ci, décident de se venger longtemps après en tuant le responsable. Ils se suicideront à leur tour par fidélité.

Nous terminons l’agréable visite de ce très beau jardin sans trop de monde, loin de l’agitation tokyoïte.

Le ciel au dessus du palais au soleil couchant est magnifique dans cette vaste zone dégagée de Tokyo sans immeuble.

Nous décidons d’aller faire un tour dans le quartier de Yanaka au nord d’Ueno. Métro, JR Lines, l’enchaînement est de plus en plus fluide…Le métro est un incontournable de Tokyo, il faut le connaître car c’est votre seconde maison…

Nous arrivons à Yanaka, un petit quartier pittoresque parsemé de temples. Mais il est déjà tard et il fait nuit. On déambule dans ce quartier bien plus paisible sans aucun grand building à moins de 500mètres sans aucun éclairage publicitaire qui attire le regard….On aurait presque l’impression de s’ennuyer !

Et au détour d’une rue on tombe nez à nez avec le cimetière de Yanaka, pas de barrière rien on y entre comme on veut, d’ailleurs les gens le traverse comme on traverse un quartier quelconque. Nous nous enfonçons à l’intérieur, il fait nuit noire et l’éclairage est assez sommaire (inexistant en dehors des zones de passage) ambiance étrange d’autant plus que l’on croise peu de monde et beaucoup de chats.

Au loin dans la nuit, on aperçoit la Tokyo Sky Tree avec ses couleurs flamboyantes, contraste total avec ce vieux cimetière mal éclairé. Je pense au cimetière de Harry Potter et j’ai un peu froid dans le dos.

Nous finissons par sortir sans dommage de cet étrange endroit… Nous passons devant l’un des temples de la zone le Tenno-ji dans la cour duquel se trouve un immense bouddha assis en bronze tel celui Kamakura de (que nous ne pourrons visiter).

Nous passons un pont et retrouvons les lumières et l’agitation moderne. Nous finissons la journée en mangeant dans un restaurant vaguement chinois (c’est parfois difficile de faire la différence pour des non initiés…).


Zoé et la délicieuse Nikko

Il ne fait pas beau mais il n’y a pas de pluie sur Tokyo, nous tentons malgré tout l’excursion.

Nous nous rendons à Nikko, la petite perle qui renferme quelques uns des plus beaux temples bouddhistes et shintoïstes du Japon.

Cette fois-ci nous arrivons largement à l’heure pour le shinkansen.

En l’attendant, petit jeu comment pourrait on écrire Zoé en japonais ?

L’écriture japonaise se base sur deux systèmes syllabaires, les kana, qui sont les seuls à pouvoir noter phonétiquement la langue japonaise. Ils en existent deux sortent les hiragana et katakana. Les premiers de formes arrondis pour écrire les mots japonais et les seconds de forme plus droite pour écrire les mots étrangers.

En katakana nous avons :

ゾ エ : ZO E

En fait l’écriture se base sur ces syllabes mais au final ce sont aussi les kanji qui sont utilisés, caractères sino-japonais qui permettent de représenter les idées.

Le shinkansen arrive 5 petites minutes avant l’heure de départ. Personne n’est encore dans le train et pourtant celui-ci partira à l’heure !

Ici tout le monde fait la queue dans une file d’attente qui dessert chaque rame et attend patiemment le feu vert pour monter dans le train. Ils tournent automatiquement les sièges pour ce train qui repart dans l’autre direction puis font un bref ménage de chaque rame. Les passagers peuvent ensuite monter rapidement sans heurt sans bousculade. Le train part l’heure c’est impressionnant ! J’en ai rêvé le Japon l’a fait : ordre et discipline ! (dixit Papa!)

Nous voilà donc en route, nous arrivons rapidement à Utsonomiya pour prendre un autre train local qui nous mènera à Nikko. Ce dernier met un grosse demi heure pour arriver.

Il ne fait pas beau non plus, la pluie menace. Il fait plus frais qu’à Tokyo car nous sommes au pied des montagnes proches des Alpes Japonaises.

Après avoir essayé d’aller vers un lac et s’être trompés de bus, nous optons pour la visite directe de Nikko et de la zone des temples.

Nous commençons par le plus grands d’entre eux, le joyaux du Tosho-gu, même nom que celui de Tokyo et pour cause le shogun Tokugawa Ieyasu en fit son sanctuaire.

Temple shintoïste aux accents bouddhistes on y accède par un immense torii en granit, le plus grand jamais construit sous l’ère Edo (la période des shogun de la famille des Tokugawa pour ceux qui ne suivent pas…).

La première structure qui apparaît est une pagode de 5 étages du XVIème siècle ornée du blason des Tokugawa : trois roses trémières cerclées de noir (on voit ce blason partout dans la ville).

Puis un escalier nous permet d’accéder au sanctuaire par la Omote-mon, très belle porte flanquée des deux gardiens, l’un la bouche ouverte prononçant le A, le commencement, l’autre bouche close émettant le son Um le dernier son (tradition sanskrite reprise par le bouddhisme).

Une fois à l’intérieur, la première cour apparaît avec les entrepôts sacrés (sanjinko) dont un, le kamijinko est orné de sculptures d’éléphants. Puis vient le shinyosha (écurie sacrée) qui est ornée d’un rebus simiesque les sansaru (trois singes) qui expliquent comment notre vie sera épargne du mal si nous suivons leurs préceptes. Mizaru, Kikaru et Iwazaru nous explique que je ne vois pas ce qu’il ne faut pas voir, je n’entend pas ce qu’il ne faut pas entendre et je ne dis pas ce qu’il ne faut pas dire. Célèbre composition de trois singes l’un se tapant les yeux l’autre la bouche et l’autre les oreilles avec les mains.

Au fond de la cour on trouve le très beau bâtiment Rinzo contenant la bibliothèque sacrée.

Sur le côté se trouve un temple bouddhiste le Yakushi-do où la particularité est d’entendre le dragon Nakiryu, peint au plafond, rugir si l’on claque deux bâtons l’un contre l’autre. Effectivement un moine nous montre que suivant la zone où il tape les deux bâtons l’acoustique de la pièce fait résonner le claquement comme si le dragon répondait !

La visite se poursuivit en montant à nouveau des escaliers et là surgit la pièce maîtresse du Tosho-gu, le Yomei mon ! Le portail de la lumière soleil ! Son but premier était d’impressionner les jeunes samouraïs qui venaient voir le shogun.

11 mètres de haut avec plus de 500 sculptures dont un bestiaire fantastique composé de licornes, de chevaux dragons, de ikis (dragons sans moustaches mais avec défenses) etc. mais aussi de petites scènes de vie toutes en couleur.

En passant la porte au plafond sont dessinés deux dragons l’un regardant face au ciel l’autre tourné vers la terre.

On pénètre ainsi dans la 2ème cour où se trouve au delà d’un très beau karamon de style chinois le saint des saints le Honsha composé de trois parties : le Hai den (réservé au hommes), le Ishinoma corridor le reliant au Hon den la demeure des dieux.

Le Hon den étant en restauration, seul le Hai den se visite. On notera ce magnifique dragon blanc sculpté servant de traverse sous le porche principal.

Un corridor mène au mausolée du premier shogun Tokugawa Ieyasu. En franchissant la porte, on peut apercevoir sur le linteau le Nemuri neko : le chat endormi, qui en fait écoute deux oiseaux posés sur son dos. Le chemin au milieu des immenses cyprès du Japon mène après plusieurs marches au mausolée où repose Tokugawa Ieyasu dans une grande urne de bronze.

La visite de ce majestueux sanctuaire s’achève ainsi.

La pluie commence à tomber.

Nous poursuivons avec Dai yu in que l’on pensait être le Rinno-ji, on comprend la difficulté à trouver ce que le guide vert indiquait…

Il commence à pleuvoir assez fort, nous repartons sur le centre ville de Nikko pour déjeuner.

Festin de soupe, de riz frit ou pas, de porc au curry ou de poulet…

Il est trop tard pour aller au lac Chuzenji-ko nous allons donc nous balader, sous la pluie, jusqu’au Kanman ga fuchi en longeant la rivière Daiya.

On passe à côté du pont Shin-kyo qui fut créer par déesse Jinja Daio avec deux serpents enroulés ce qui permis au moine Shodo Shonin de traverser Il fonda ensuite les premiers monastères à Nikko.

Le long du torrent on trouve des formations rocheuses dues à la lave de l’ancien volcan Nantai qui domine Nikko. Ce sont des roches basaltiques noires à l’aspect vitrifiées et polies par le torrent.

Maman et papa parlent d’une Française qui a disparu dans la région. Brrr, il fait sombre dans cette forêt. Heureusement les parents ne poussent pas plus loin l’aventure car la nuit tombe assez vite et il fait déjà nuit quand on arrive au bord de la ville et de ses quelques lumières.

De retour à Tokyo, nous décidons d’aller jeter un coup d’oeil au quartier d’Odaiba. Ce quartier un peu futuriste au sud de Tokyo sur une île. Nous prenons le monorail qui se déplace sans conducteur. Il longe les quartier d’affaires du Shiodome aux grands buildings comme dans un film de science fiction. Il passe sur le grand pont suspendu avant d’arriver sur Odaiba.

Mais il est déjà tard. Tout est quasiment fermé, nous passons rapidement au centre commercial Venus Fort qui à l’intérieur est une reconstitution d’une rue italienne avec sa fontaine et son église.

Mais tout va fermer nous nous rabattons après une balade dans le quartier sur un malheureux restaurant pseudo italien. Celui-ci sans doute tenu par un ouzbek quelconque qui dans sa quête d’un nouveau monde a passé deux heures de transit à Rome avant d’atterrir au Japon…Bref rien de palpitant mais il est tard on ne cherche plus…

Nous rentrons tard à l’hôtel après une très longue journée..

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